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En Creuse, justice consulaire et prud’homale vont mal… à l’image de l’économie locale

Comme chaque année, les audiences solennelles de rentrée se succèdent, l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée mais aussi d'évoquer les perspectives de l’année en cours. En Creuse, les chefs d’entreprises sont au bout du rouleau et les salariés dépités !

© MAXPPP / Pierre HECKLER

Plus bas niveau historique… »


En 5 ans, le nombre d’affaires traitées par le Conseil de Prud’hommes de Guéret s’est réduit de moitié.
L’année dernière, 80 dossiers ont été traités (dont 37 référés). Pourtant, le conseil en lui-même fonctionne bien, ainsi l’année dernière il n’y a eu aucun départage entre conseillers employeurs et salariés. En Creuse, la durée moyenne d’une procédure est de 10,5 mois, c’est légèrement en-dessous de la moyenne nationale. Les ruptures conventionnelles en hausse (323 ruptures en 2015), et le contexte économique semblent dissuader les salariés de porter les litiges devant la justice.
Reportage au Conseil de Prud'hommes de Noëlle VAILLE et Samuel CHASSAIGNE
Interviews : 
- François Girard (pdt du conseil des Prud'hommes de la Creuse)
- Jean-Louis Rousseau (bâtonnier du barreau de la Creuse)

durée de la vidéo: 01 min 48
Tribunal des Prud'hommes de Guéret ©France 3 Limousin


Même constat de sinistrose du côté du Tribunal de Commerce, où on a traité 80 affaires en 2015, soit un volume en légère augmentation. De plus en plus de chefs d’entreprises ne tentent même plus le redressement judiciaire et vont directement vers la liquidation. Les procédures relèvent moins des assignations (-40%) et davantage de saisines des débiteurs eux-mêmes (+30%).
Les cafés-restaurants, parcs et jardins et pour la première fois les agences immobilières sont principalement concernés.

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