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Dans les Deux-Sèvres, l'Autize est bientôt à sec

État de l'Autize, mi-juillet 2019. / © Capture écran France 3 Poitou-Charentes
État de l'Autize, mi-juillet 2019. / © Capture écran France 3 Poitou-Charentes

Un nouvel épisode de sécheresse est annoncé la semaine du 22 juillet. Dans les Deux-Sèvres, le collectif "Bassines non merci" alerte sur l'état des cours d'eaux et en particulier de L'Autize bientôt à sec.
 

Par Mary Sohier

L'Autize serait-elle devenue un oued, une de ces rivières du désert où l'eau ne coule que quelques jours par an ? C'est ce que dénonce le collectif "Bassines non merci", une association engagée pour la préservation des ressources naturelles. "Tous les ans, de mai à novembre, il est possible de faire du vélo dans la rivière. Les écrevisses sont mortes. Il y a aussi quelques poissons morts", raconte David Briffaud, membre du collectif.
© Capture France 3 Poitou-Charentes
© Capture France 3 Poitou-Charentes
Une perte de biodiversité, un niveau d'eau au plus bas... L'assec s'étale sur dix kilomètres. Pour David Briffaud et le collectif, l'irrigation et notamment les prélèvements pour remplir les retenues d'eau sont les principaux responsables d'un "niveau de la nappe phréatique trop bas". L'hiver dernier, plusieurs opérations de remplissage des retenues de substitution ont été menées. En pointant du doigt ce modèle, le collectif "Bassines non merci" entend résister à l'implantation prochaine de 16 retenues d'eau dans le Marais Poitevin.

De leur côté, les paysans poitent du doigt la météo. "Il y a moins d'eau parce que le printemps a été sec. L'irrigation a été infime, on a prélevé très peu d'eau", assure Vincent Hilairet, agriculteur irrigant à Nieul sur l’Autize.

Débat autour des "bassines" d'eau

La tension monte donc un peu plus dans la Sèvre Niortaise autour du projet de 16 bassines d’eau. D'un côté, la coopérative, Coop de l’Eau, envisage de construire ces réserves d’eau pour stocker de l'eau. Les agriculteurs assurent que ces retenues d’eau, financées à 70 % par de l’argent public, permettront une gestion plus durable de la ressource, en stockant l’eau l’hiver pour moins en prélever l’été. De l'autre côté, "Bassines non merci" dénonce la fuite en avant d’un système agricole intensif. Pour le collectif d'opposants, la priorité est de réduire encore les besoins agricoles en eau, qui ont fortement augmenté après 1980.
Le 21 novembre 2018, après sept heures de réunion à la préfecture de Niort, un protocole d'accord avait été conclu au dernier moment. Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres a apporté son soutien à cet accord, estimant qu'il "constitue un tournant positif pour l'agriculture deux-sèvrienne".
 

 

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Emilie Beau

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