Deux-Sèvres : la grève se poursuit à la maison de retraite de Châtillon-sur-Thouet

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Écrit par Sophie Goux et B.G.

Ce vendredi 29 octobre marquait le 16ème jour de grève pour une partie du personnel de l'Ehpad de Pompairain à Châtillon-sur-Thouet dans les Deux-Sèvres. Les agents en grève dénoncent des conditions de travail dégradées et réclament des moyens supplémentaires et des hausses de salaire.

La grève est reconduite. Face à des négociations qui n'aboutissent pas, les agents en grève ont décidé la poursuite de leur mobilisation. Celle-ci a commencé le 14 octobre.

Vendredi 29 octobre, ils étaient 15 des 88 salariés de l'Ehpad de Pompairain à Châtillon-sur-Thouet, dans les Deux-Sèvres, à tenir un piquet de grève devant la maison de retraite. Les salarié-e-s, des personnels soignants essentiellement dénoncent un manque de moyens humains au service des personnes âgées.

"Dans mon service, quand il est plein, on a quatre minutes pour s'occuper des résidents" explique Camille Thiollet, accompagnante éducative et sociale dans la structure et membre du CSE. "Quand on est en nombre suffsant on fait les soins comme on peut, mais quand on est en sous-effectifs, il y a des résidents qui ne sont pas levés, des douches qui ne sont pas données" détaille-t-elle.

C'est de la maltraitance, mais on nous répond que c'est partout pareil.

Camille Thiollet, accompagnante éducative et sociale à l'Ehpad de Pompairain

Les négociations entamées mercedi dernier n'ont pas abouti, les grévistes réclament plus de personnels et une hausse de salaire de 300 euros bruts pour tout le monde, soignants, agents administratifs ou agents des cuisines. Pour le moment, les propositions de la direction ne sont pas jugées suffisantes.

De son côté, la direction  régionale affirme maintenir la dialogue et précise que des propositions ont été faites en matière de formation notamment, mais les recrutements supplémentaires sont exclus puisque selon le directeur régional, sur les 140 lits de la maison de retraite 100 seulement sont occupés. C'est ce que nous a expliqué Jean-Pascal Naud, le directeur régional de Domus Vi. Selon lui, même avec 15 personnels grévistes, le taux d'encadrement des résidents reste bon "On a un taux d'encadrement de 0,9 ce qui correspond à peu près à un salarié pour un résident. sachant que la moyenne nationale est de 0,5/0,6, donc les conditions actuelles de travail en terme d'encadrement sont tout à fait satisfaisantes."

Le directeur précise également qu'une prime de transport a été proposée par la direction pour pemettre d'amortir la hausse du prix des carburants.