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Dordogne : démantèlement d'un réseau de fraude sur voitures de luxes

Six hommes ont été mis en examen à Bordeaux vendredi dans le cadre du démantèlement d'un réseau de trafic de voitures de luxe (PorscheLamborghiniMaserati...), portant sur plusieurs centaines de milliers d'euros de fraude autour de véhicules importés d'Italie
© Image d'illustration
Cinq des six suspects, dont quatre déjà connus pour délit financiers, ont été interpellés lors d'une opération lundi en Dordogne et Corrèze de la police judiciaire de Limoges chargée de l'enquête. La tête du réseau, un homme de 39 ans vivant en Espagne, s'est par la suite présenté aux enquêteurs, selon une source policière.

Les suspects ont été mis en examen à Bordeaux dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par la Juridiction interrégionale  spécialisée (JIRS) locale. Trois d'entre eux ont été écroués.

Fraude à la T.V.A

Ils sont soupçonnés d'avoir organisé un réseau d'escroquerie et de fraude, en important d'Italie des véhicules qu'ils faisaient immatriculer via des faux documents (certificats de conformité des constructeurs ou documents d'homologation), générant un préjudice d'au moins 320.000 euros pour l'administration fiscale, notamment au titre de la TVA non perçue

Cinq préfectures et sous-préfectures, en région parisienne et en province auraient été victimes de ces fraudes.

Les suspects, tous âgés d'une quarantaine d'années, ont été mis en examen pour :L'affaire avait débuté en juin 2012 après révélation par la préfecture de Corrèze de la présence de faux documents dans des demandes d'immatriculation de véhicules de luxe. La "grande technicité du dossier" a conduit le parquet de Brive à se dessaisir au profit de la JIRS, qui a mis au jour "un réseau très structuré", a-t-on précisé auprès de la PJ.

Perquisition en Dordogne

La perquisition cette semaine de la société en Dordogne du chef de réseau a permis de saisir neuf véhicules de luxe, dont des Lamborghini, Maserati, Porsche, Jaguar, d'une valeur totale estimée à 283.700 euros, ainsi que 15.000 euros en espèces dissimulés dans un local technique de piscine privée.

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