Drame de Périgueux : la victime souffrait d'une grave dépression et risquait l'expulsion

Les investigations et constatations se sont déroulées toute la journée au domicile du couple de la rue des Prés / © M.Lasbarrères/F3Aquitaine
Les investigations et constatations se sont déroulées toute la journée au domicile du couple de la rue des Prés / © M.Lasbarrères/F3Aquitaine

Monique Busset, tuée d'un coup de fusil par son compagnon jeudi soir dans leur appartement de Périgueux, suivait un traitement lourd pour dépression. Elle avait perdu son fils, victime d'un suicide, et était sous le coup d'une procédure d'expulsion.

Par CA

"La victime recevait un traitement quotidien dans le cadre d'une lourde dépression. Son traitement lui était administré par des infirmiers et c'est l'un d'entre eux qui a donné l'alerte jeudi soir" explique Stéphane Renard, le vice-procureur de Périgueux.

Le magistrat nous a transmis les premières informations issues de l'investigation toujours en cours. "On doit encore entendre de nombreux témoignages" précise t-il.

Selon ces premiers éléments, il semblerait que le compagnon et auteur du meurtre "prenait entièrement en charge le ménage et les soins à sa compagne, sans se plaindre".

Le couple était inconnu des services de police et de justice mais "une procédure d'expulsion était en cours" selon le vice-procureur qui tient toutefois à rester prudent sur ce point. "Cela ne signifie pas qu'elle aurait été suivie d'effet".

L'enquête, loin d'être terminée, devra permettre de comprendre le pourquoi de ce passage à l'acte. Une autopsie des corps sera effectuée la semaine prochaine à l'institut médico-légal de Bordeaux.

Pour l'heure, l'immeuble reste inaccessible. Les résidents devront dormir à l'hôtel ou chez des proches encore ce soir. Ils ne pourront regagner leurs appartements que samedi matin.

Regardez le reportage de Phlippe Niccolaï et Marc Lasbarrère au lendemain du drame :
 
Drame de Périgueux : la victime souffrait d'une grave dépression et risquait l'expulsion
Monique Busset, tuée d'un coup de fusil par son compagnon jeudi soir dans leur appartement de Périgueux, suivait un traitement lourd pour dépression. Elle avait perdu son fils, victime d'un suicide, et était sous le coup d'une procédure d'expulsion.  - Ph.Niccolaï/M.Lasbarrères




 

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