Législatives : condamné pour violences conjugales, trop critiqué, le candidat LREM Jérôme Peyrat retire sa candidature en Dordogne

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La pression était devenue trop grande, le candidat officiel de LREM retire sa candidature sur la 3ème circonscription de Dordogne. La polémique avait enflé sur une condamnation pour violences conjugales et la candidature qu'il avait obtenue au détriment de la députée sortante

C'est un message laconique adressé à l'Agence France Presse ce mercredi 18 mai qui met fin à la polémique autour de l'investiture de Jérôme Peyrat comme candidat LREM sur la troisième circonscription de Dordogne.

Jérôme Peyrat explique.

J'entends que ma candidature aux législatives pourrait porter atteinte à ma famille politique. Je la retire.

Jérôme Peyrat - ex candidat LREM en Dordogne

Agence France Presse

L'ex-candidat dénonce la "dictature anonyme" des réseaux sociaux qui l'ont poussé à cette décision.

Dans un entretien accordé à Sébastien Bouwy, Jérôme Peyrat s'explique▼

Il faut dire que sa situation s'était compliquée au fil des jours, depuis que son investiture surprise par les instances nationales de LREM (Renaissance) avait pris au dépourvu Jacqueline Dubois, la députée LREM en poste qui comptait bien se représenter.

Outre ce remplacement cavalier qui mettait hors-jeu la candidate qui l'avait battu lors des précédentes législatives, alors qu'il était encore Les Républicains, c'est l'affaire de sa condamnation pour violences conjugales sur son ex-compagne le 4 septembre 2020 qui l'aura rattrapé.

La peine de 3 000 €uros de dédommagement avec sursis a alerté les réseaux sociaux qui se sont rapidement enflammés, arguant de la moralisation de la vie politique, du combat contre les violences faites aux femmes et de la place qu'il convient de leur laisser en politique.

Le 10 mai dernier, Jérôme Peyrat s'exprimait sur cette condamnation, il estimait qu'elle n'était pas de nature à l'empêcher de se présenter ▼

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Jérôme Peyrat revient sur sa condamnation pour violences conjugales ©France 3 Périgords - Florian Rouliès & Pascal Tinon

Cette condamnation n'avait pas empêché sa nomination en tant que conseiller politique à LREM auprès d'Emmanuel Macron et Stanislas Guérini, ce dernier l'ayant défendu jusqu'au bout.

À l'époque, cette affaire n'avait pas empêché non plus son élection en tant que conseiller Régional de Nouvelle Aquitaine, sa réélection en tant que maire de La Roque Gageac, et Président de sa Communauté de Communes.