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Bergeracois, Monbazillac et Pécharmant : 2019 devrait être un bon cru

Des grains qui arrivent à maturité dans le Bergeracois / © France 3 Périgords - Philippe Niccolaï & Bertrand Lasseguette
Des grains qui arrivent à maturité dans le Bergeracois / © France 3 Périgords - Philippe Niccolaï & Bertrand Lasseguette

Peu de parasites, un mildiou chassé par la canicule : sauf impondérable les vignobles prestigieux de Dordogne devraient connaître une belle récolte en septembre-octobre

Par Pascal Faiseaux

Le Bergeracois offre à la Dordogne ses plus beaux vins. Rive droite de la Dordogne, le Pécharmant, 400 hectares pour environ 15 000 hectolitres de vin rouge, c'est le vin le plus réputé de Dordogne, classé en AOC. En face, rive gauche, le Monbazillac, blanc liquoreux célèbre depuis le  XVII e siècle.

Des parcelles généreuses, mais aussi fragiles. Pratiquement arrivés à maturité, les raisins font actuellement l'objet de toutes les attentions. Principales craintes, les attaques parasitaires et l'instabilité de la météo.

Pour l'heure, tout semble se présenter sous les meilleurs auspices. La canicule, hormis quelques feuilles brûlées n'a pas fait trop de dégâts. Mieux, elle a éloigné le redoutable mildiou et l'oïdium ne s'est guère manifesté non plus. 

Côté prédateurs naturels, 4 principaux insectes ravageurs aux doux noms : cochylis, cicadelle de la flavescence dorée, et surtout les chenilles de tordeuses et la cicadelle verte, les deux principaux nuisibles. Ceux-ci semblent également être discrets pour le moment.  

De quoi espérer une belle récolte, ce sera en septembre pour le Pécharmant, et en octobre pour le Monbazillac.
 
En Bergeracois, les raisins viennent à maturité
Les vignes sont sous haute surveillance en Dordogne, et plus particulièrement dans le Pécharmant et Monbazillac. Oïdium, mildiou, cicadelles et chenilles tordeuses semblent avoir épargné les grappes cette année. Si la météo se maintient, la récolte devrait être de qualité en 2019. - France 3 Périgords - Philippe Niccolaï & Bertrand Lasseguette
Au plan national, les Vigerons Indépendants (55% de la production nationale) indiquent qu'il est encore tôt pour estimer précisemment les volumes.

Malgré une campagne marquée par de nombreux aléas climatiques (gel, grêle, millerandage et canicule) qui ont affecté durement certains vignerons, la qualité du millésime 2019 s’annonce très prometteuse.

Dans la plupart des régions les vendanges seront plus tardives qu’en 2018, d’une dizaine de jours. À Bordeaux, les vendanges devraient commencer fin août pour les blancs et dans la deuxième quinzaine de septembre pour les rouges.

En quantité, 2019 devrait être conforme à la nomale pour certains vignobles (Bordeaux, Champagne, Vallée du Rhône, Alsace) ou en retrait par rapport à 2018 pour le Languedoc-Roussillon ou certains vignobles de la Vallée de la Loire plus durement touchés par les aléas climatiques.

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