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L'attaque de loup en Dordogne exclue dans au moins un cas... le doute subsiste pour les autres

L'un des veaux retrouvé dans un élevage de St Priest les Fougères / © France 3 Périgords
L'un des veaux retrouvé dans un élevage de St Priest les Fougères / © France 3 Périgords

Après la quinzaine d'attaques de veaux dans trois élevages de St Priest les Fougères, l'Etat prend les choses en main. Si un cas exclut formellement le loup, les autres restent suspects

Par Pascal Faiseaux

Un nouveau cas d'attaque dans la nuit de jeudi à vendredi a décidé la Préfecture de Dordogne à passer à l'action. Alors que sur le terrain des caméras ont été installées à proximité des élevages, une veille associant les services de l'Etat, louvetiers, chasseurs a été mise en place afin de comprendre et identifier la nature de la mortalité et l'origine des prédations.

Ce lundi, une réunion "sous tension" a réuni une centaine de personnes à St Priest les Fougères, lieux où se sont concentrées une quinzaine de prédations de veaux dans trois élevages ces dernières semaines... 

Autour de Frédéric Roussel sous-préfet de Nontron, pas de défenseurs du loup, mais les services de l'Etat, (DDT, DDCSPP, ONCFS, gendarmerie nationale), des représentants de la fédération des chasseurs, le maire de St Priest-les-Fougères, des éleveurs et des représentants de l'association "Préservons nos troupeaux du loup en Limousin".

Il s'agissait tout d'abord de déterminer si l'on est bien, comme l'affirment les éleveurs, en présence d'une attaque de loup.  Les trois derniers cas de prédations qui ont eu lieu sur la commune de St Priest les Fougères ont fait l'objet d'analyses vétérinaires par les services de l'Etat. Dans un cas au moins l'attaque d'un loup a pu être exclue.

Restent les autres situations pour lesquelles l'Etat s'est engagé à la plus grande clarté.

Quoi qu'il en soit c'est le moment d'avoir recours à la cellule de veille loup qui s'est déjà réunie à deux reprises depuis sa mise en place en octobre dernier.

Un calendrier a été établi. Fin mai/début juin professionnels et élus concernés se réuniront pour se tenir au courant des derniers éléments. A la suite, les référents loups seront nommés par l'Etat, des correspondants qui feront l'interface entre les intervenants et choisis parmi les éleveurs, les chasseurs, les louvetiers ou les fonctionnaires.

DDT : Direction départementale des territoires 
DDCSPP : Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations
ONCFS : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

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