Procès de la noyade de Salim à Terrasson : la ville condamnée, le directeur des services techniques relaxé

Plus de 4 ans après la noyade du jeune Salim dans la piscine municipale de Terrasson, le Tribunal de Périgueux rendait son délibéré ce mercredi. Accusés, le directeur des services techniques et la ville de Terrasson-Lavilledieu. Le premier est acquitté, la ville est condamnée à 30 000 €uros

Par Pascal Faiseaux

Une amende et une relaxe


Le tribunal de Périgueux a rendu son délibéré ce mercredi en condamnant la Ville de Terrasson-Lavilledieu à payer 30 000 euros d’amende en qualité de personne morale Elle a également été condamnée à 1 000 €uros d'indemnisation pour un cousin du jeune Salim qui avait été légèrement blessé au dos. Poursuivi pour homicide et blessures involontaires, le directeur des services techniques Bruno Lecoindre, lui, est relaxé. Le tribunal a ainsi suivi les réquisition du procureur.

Rappel des faits 

Le procès s'était ouvert ce lundi 9 septembre au tribunal correctionnel de Périgueux. Il s'agissait d'établir la responsabilité de la Ville et de son directeur des services techniques Bruno Lecoindre après la noyade de Salim, le 30 juillet 2015 à 18h.

Ce jour-là, le garçonnet de 11 ans se baignait dans le petit bassin de la piscine municipale de Terrasson-Lavilledieu. Un bassin qui contenait moins d'un mètre d'eau. Sa jambe gauche s'est retrouvée coincée jusqu'au genoux dans la bonde d'évacuation du bassin, avec une telle pression qu'il a été impossible de l'extraire.

La grille non conforme


Se pose alors la question de la conformité de la grille de protection de 16 centimètres de diamètre qui recouvrait cette bonde. Elle aurait été cassée par d'autres enfants au cours de la journée, des débris ont été retrouvés dans les canalisations. Cette petite grille était vieille d'une vingtaine d'année, et inadaptée selon les rapports d'expertise, car elle s'apparentait plus à une grille d'aération que de protection de bonde.

Bonne foi

Des faits dont Bruno Lecoindre a affirmé ne pas avoir eu connaissance avant le drame. Personne ne lui en avait fait part. Selon les éléments dont il disposait à l'époque, cette grille n'avait jamais fait l'objet de signalement lors des contrôles réguliers de la piscine et l'établissement était aux normes. Il avait donc plaidé la relaxe et la bonne foi, suivi dans ce sens par le procureur. 

Et responsabilité

Ce dernier avait en revanche requis des amendes à l’encontre de la Ville représentée par son maire, Pierre Delmon. Ce dernier, tout en apportant son soutien à la famille de Salim, ne s'est pas désolidarisé non plus de son directeur des services techniques.

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