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Elle filme un homme en train de se masturber dans le TGV Paris-Poitiers-La Rochelle

Capture d'écran de la vidéo de @Onlygold20 / © Onlygold20 - Via Twitter
Capture d'écran de la vidéo de @Onlygold20 / © Onlygold20 - Via Twitter

Samedi dernier, une passagère du TGV Paris-Poitiers-La Rochelle filme un homme en train de se masturber à côté d'elle. Elle interpelle la SNCF qui lui répond qu'elle "regrette ces conditions de voyages difficiles".

Par Lionel Gonzalez

Cette passagère n'est pas près d'oublier ce voyage en TGV entre Paris et La Rochelle. Durant une grande partie du trajet entre Paris et Poitiers, (d'une durée de 1h20), un homme vient s'asseoir près d'elle et met la main dans son pantalon afin de se caresser le sexe.

Lors de l'entrevue que nous avons eu avec elle, Natacha raconte qu'un passager installé dans la même rame qu'elle s'est masturbé une grande partie du trajet. Dans un premier temps, l'homme était installé à l'arrière de la rame. Puis, petit à petit, il se rapproche d'elle et s'installe dans un fauteuil de l'autre côté de la rangée. Ensuite, il glisse sa main sous son pantalon. A ce moment-là, Natacha pense qu'il avait juste besoin de se gratter. Mais elle s'aperçoit rapidement qu'en fait, cet homme est bel et bien en train de se masturber tout à côté d'elle.

Je ne pensais que cela pouvait arriver dans un train de grande ligne. J'ai été assez sidérée par ce geste.
- Natacha, victime d'exhibitionnisme

Cette passagère a pris la décision de filmer discrètement cet homme à plusieurs reprises. Elle publiera un extrait de ses vidéos sur les réseaux sociaux (voir ci-dessous). D'autre part, elle fera la démarche de porter plainte auprès de la police en remettant une clé USB avec les séquences vidéo.

Je l'ai fait discrètement car je ne savais pas de quoi cet homme était capable.
- Natacha, victime d'exhibitionnisme

Ce n'est pas facile de réagir face à ce genre de situation. C'est une certaine violence de se voir imposer cela. Imaginez-vous si c'était face à une jeune femme ou des enfants.

Ce monsieur de doit pas rester impuni. Pour moi, c'est important.
- Natacha, victime d'exhibitionnisme

Que répond la SNCF ?

Le transporteur ferroviaire se dit désolé pour le désagrément sur ce trajet. Elle lui indique que la prochaine fois, elle ne doit pas hésiter à appeler le numéro affiché en tête de chaque voiture (le 3117). Sans plainte, la SNCF ne peut rien faire (même une vidéo). C'est pour cela que Natacha souhaite déposer une plainte auprès du commissariat de La Rochelle. Ce qu'elle fera dans les prochains jours.

Que dit la police ?

Natacha s'expose néanmoins à une sanction pour avoir diffusé ces images sur les réseaux sociaux, sans le consentement de la personne. Dans un lieu public (comme une rame de train), il n'est pas autorisé de diffuser ces images.
Selon le commissaire Éric Lortet, Chef de la sûreté départementale DDSP17, la solution aurait été de signaler les actes répréhensibles de cette personne auprès du contrôleur présent dans le train.

Comment cet acte de dénonciation pourrait se retourner contre Natacha ?

La loi indique "qu'avant toute diffusion d'image, le diffuseur doit obtenir l'accord écrit en précisant quand et où il a obtenu cette image. Cet accord est donné pour un usage précis et ne doit pas être généralisé. Ce consentement à être photographié ou filmé ne donne pas pour autant accord pour la diffusion de l'image (par exemple sur internet). Même dans un lieu public, l'accord des personnes apparaissant de manière isolée et reconnaissable est nécessaire pour la diffusion de l'image."

Des sanctions, oui, mais pour qui ?

Pour Natacha, la plaignante :
La loi rappelle que "photographier ou filmer, sans son consentement, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé ou transmettre son image (même s'il n'y a pas diffusion), est puni d'un an d'emprisonnement et de 45.000 € d'amende".

Pour l'homme qui se masturbait, et dans le cas d'exposition de son sexe :
"Les sanctions sont prévues par l’article 222-32 du Code pénal qui dispose que « L'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende »."
 

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