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Les élus de la région Nouvelle-Aquitaine s'opposent au FN et brandissent une photo de Simone Veil

© Capture écran Twitter Naïma Charaï
© Capture écran Twitter Naïma Charaï

La séance plénière au Conseil régional a connu des échanges houleux ce lundi. Alors que le FN proposait de renommer un lycée d'Andernos du nom d'une victime de Mohamed Merah,  tous les autres élus présents ont brandi des portraits de Simone Veil, dont le nom avait été choisi par des lycéens.

Par Maïté Koda

Des dizaines d'élus qui brandissent le portrait de Simone Veil dans l'hémicycle du Conseil régional, la scène n'était pas banale ce lundi soir à Bordeaux.
 
Après de longues heures de débats et discussions autour des orientations budgétaires, de la stratégie aéroportuaire ou encore de l'égalité homme-femme, est arrivée à l'ordre du jour de la séance plénière du conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine, la nouvelle dénomination d'un lycée d'Andernos-les-bains (33).

Un hommage à Simone Veil réclamé par les lycéens 

Comment allait-on renommer le lycée Nord bassin? Ce sont les élèves qui ont tranché les premiers. Pendant deux ans, les élèves ont travaillé sur la deuxième guerre mondiale, la Shoah et le parcours de l'ancienne déportée Simone Veil, devenue ministre et à l'origine de la loi autorisant l'IVG en France.

Début octobre le conseil d'administration du lycée, puis, le maire de la commune, avaient alors émis des avis favorables à cette nouvelle dénomination
 
 

Le FN propose une alternative

Restait donc aux élus donc de conforter par leur vote le souhait des lycéens. Mais ce choix de Simone Veil n'était pas au goût des 27 élus front national de la région, qui avaient déposé un contre amendement avec une idée : baptiser le lycée du nom de Jonathan Sandler, rabbin et enseignant, né à Bordeaux et tué à Toulouse avec ses deux enfants par Mohamed Merah.
 
Une décision s'appuyant entre autre, sur la volonté "d'honorer la mémoire des victimes du terrorisme islamiste". Edwige Diaz, élue FN à la région  a justifié ce choix auprès de France 3 Aquitaine.

Il y a déjà une cinquantaine d'établissements en France qui portent le nom de Simone Veil, et c'est très bien.

Mais nous aurions voulu rendre hommage à une personnalité plus proche du monde de l'éducation. Et c'était le cas avec Jonathan Sandler, qui était enseignant

 

Des portraits de Simone Veil brandis dans l'hémicycle 


Informés de l'initiative du FN, les autres élus, tous partis confondus s'étaient équipés. Et c'est pendant l'intervention de Gonzague Malherbe qu'ils ont brandi des portraits de Simone Veil dans l'hémicycle pour marquer leur désaccord avec la stratégie des élus FN.

  
 

 Une "instrumentalisation abjecte"

Une "réaction républicaine à une démarche abjecte", assure Naïma Charai, conseillère régionale apparentée PS.
 

Gonzague Malherbe est parti dans un délire islamophobe. Ils ne voulaient pas nommer le lycée Simone Veil, et ont instrumentalisé Jonathan Sandler pour le justifier.


Il y a eu une belle unité républicaine, pour rendre hommage à une femme de combat, une militante féministe qui a aussi œuvré pour le devoir de mémoire

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