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Philippe Etchegoyhen, une mémoire souletine pour l’avenir !

© Eke.org
© Eke.org

Cet enseignant, qui fut proviseur du lycée français de St Sébastien et de La Paz entre autres est un observateur passionné de l’évolution de la Soule, la plus petite des 7 provinces basques, où foisonnent projets économiques et culturels..

Par Christophe Roux

Le numéro 6 de Txirrita nous transporte en Soule, province natale de Philippe Etchegoyhen, auteur de « Mémoires souletines ».
BA Txirrita n°- Philippe Etchegoyhen

Il nous accueille dans un premier temps, au seuil de son domicile d’Idaux Mendy, village des bords du gave du Saison.
Première question sur un thème majeur de son ouvrage l’organisation si particulière de la vie en montagne l’été, dans les cayolars ou cabanes de bergers. La gestion des estives y était et est encore en partie, collective.
Tout est partagé. Tout est mis en commun: la nourriture, le travail, le lait, les fromages.
Contrairement à la vie dans les montagnes navarraises ou d’ailleurs en Pays basque, où chacun travaille pour soi.
Le « txotx », est la base du système. Il définit le nombre de parts du cayolar. Entre trois-quatre et sept. Chaque homme a sa fonction. Un peu comme sur un bateau. Un univers longtemps très masculin.

  • « Christine Elichiry, bergère en Soule »
    Équipe : Laurianne de Casanove, Catherine Pipard, Marie Alice Dailly
La montée en estives est une absolue nécessité compte tenu de la taille des surfaces agricoles utiles : 25 hectares en moyenne en Soule !
Quand le bétail est en montagne l’été, les éleveurs peuvent faire les foins. Les terres dans la vallée sont soulagées.
Les bovins vont également en estives. Mais en parcours libre, sans surveillance de bergers et sans cayolar.
Cette utilisation collective de la montagne date des Fors souletins.
Des droits reconnus à la province par François 1er dans une charte appelée la Coutume de Soule.

  • « Les estives bovines aux Arbailles »
    Équipe : Allande Boutin, Catherine Pipard, Gérard Haristoy.
L’organisation des villages dans la vallée des Arbailles, rive droite du Saison, est différente de celle de Haute Soule où la plupart des paysans étaient propriétaires.
En Arbailles, il y des grands propriétaires et leurs métayers. Les petits propriétaires. Les « gens sans terre », domestiques. Un monde qui cohabitait mais ne se mélangeait pas. Par contre les différences s’estompaient en estives. Et la montée des troupeaux était une fête. Tout comme aujourd’hui.

  • « Jour de l’Ascension, la montée aux estives à Ahüzki »
    Équipe : Allande Boutin, Rémi Poissonnier, Gérard Haristoy.
En montagne tous égaux mais en bas, inégaux ?
La transmission de la propriété aux générations futures.
Comment choisir le futur maître de maison ou le mari de la maîtresse de maison ?
Les garçons danseurs étaient « pistés » pour la rondeur de leurs mollets (« mutikoen zango sagarrak »). Un élément constitutif d’un beau parti !!

  • « La danse souletine, plus qu’un amusement »
    Équipe : Allande Boutin, Christian Etchegaray, Gérard Haristoy.
Le carnaval souletin : les mascarades marquent les saisons et rythment l’année.
C’est l’affaire des jeunes, qui montent le spectacle, qui l’hiver durant, sera présenté de village en village chaque dimanche. Du lien social qui perdure.

  • « La mascarade de Tardets et Alos »
    Équipe : René Garat, Emmanuel Galerne, Gérard Haristoy.
L’hiver les mascarades. L’été, la pastorale.
La pastorale, c’est l’autre moment capital dans la vie d’un village. L’affaire par contre de toute la communauté car l’honneur du village est en jeu !
Chants, danses, et jeu d’acteurs. Car c’est du théâtre chanté.

  • « La pastorale ‘Ramuntxo’ au village d’Idaux Mendy »
    Équipe : Allande Boutin, Christina Etchegaray, Gilbert Réculusa.
Philippe Etchegoyhen dit beaucoup devoir à l’école publique. Il rend hommage à sa maitresse d’école.
Lui-même plus tard enseignant et directeur de lycées français à l’étranger Philippe Etchegoyhen a défendu la francophonie.
Mais il a hélas connu aussi la fermeture du lycée français de Saint Sébastien, faute de moyens …

  • « Le dernier jour du lycée français de St Sébastien »
    Équipe : Allande Boutin, Emmanuel Galerne, Gilbert Réculusa
Pour Philippe Etchegoyhen, parler plusieurs langues est une chance. « Ce sont des fenêtres sur le monde » dit-il, «et plus il ya de fenêtres, plus la lumière rentre ! ». Ne pas exclure mais accumuler les connaissances, les langues, les cultures. Toujours plus d’ouverture : une chance pour la culture basque.

En savoir +

« Mémoires souletines », tome 1 : « Villages de la vallées ».
« Mémoires souletines », tome 2 : « Bergers et cayolars ».
Editions Elkar.

Et bien sûr ce lien vers l’Institut culturel basque.
http://www.eke.org/fr/culture-basque/entretiens-dacteurs-culturels/philippe-etchegoyhen

A écouter :
« Xiberoko dantza jauziak »
Deux CD et un livret bilingue sur la danse, les mascarades
et les pastorales souletines.
Editions Aitzindariak, Euskal dantzarien biltzarra
et le Conseil général des Pyrénées Atlantiques.

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