nouvelle
aquitaine
Choisir une région

Txirrita

Logo de l'émission Txirrita

Lokarri, un lien vers la Paix au Pays basque

Paul Rios et les membres de Lokarri le 9 octobre 2014 / © Alfredo Aldai/EFE/Newscom/MaxPPP
Paul Rios et les membres de Lokarri le 9 octobre 2014 / © Alfredo Aldai/EFE/Newscom/MaxPPP

Lokarri, collectif pour la Paix en Pays basque, a décidé de mettre un terme à son action en mars 2015. Pour eux, il appartient désormais aux partis politiques et aux institutions de gérer la sortie du conflit qui a ensanglanté l’Espagne pendant les 50 années d’activité d’ETA.

Par Christophe Roux

Revoir l'émission


Lokarri fut créé en 2006, dans un contexte hostile, la majorité des partis politiques, indépendantistes comme unionistes se défiant des positions du collectif (car dénonçant le terrorisme d’ETA, tout en demandant à Paris et Madrid de tout faire pour régler le dénommé « problème basque). Il prenait alors la suite d’Elkarri, autre mouvement pacifiste, qui estimait alors avoir fait son temps (qui considérait alors que son combat pour socialiser le rejet de la violence et faire accepter l’idée d’un processus de paix était gagné).
BA Txirrita Lokarri processus de paix au pays basque

D’une traversée du désert délicate et douloureuse, Lokarri a réussi à fédérer dans sa démarche d’anciens responsable de l’ONU (Kofi Annan), premiers ministres (l’Irlandais, Bertie Ahern, l’Anglais Jonathan Powell, chef de cabinet de Tony Blair), le Français Pierre Joxe ainsi que l’ensemble de la classe politique basque français (de l’UMP au Verts), Raymond Kendall, ancien patron d’Interpol, Brian Currin, compagnon de lutte de Nelson Mandela, co-inspirateur de la Nation arc-en-ciel.

Des années de travail de fourmis ont abouti à la déclaration d’Aiete, après laquelle ETA annonçait “l’arrêt définitif et sans contions de la lutte armée”.

Mais aujourd’hui encore, tout est à construire.
Le gouvernement conservateur espagnol ne bouge pas. Paris attend.
ETA n’annonce pas sa dissolution. La situation est bloquée.
Risque-t-on le pourrissement ?
Quelle reconstruction de dialogue ? Existe-t-il un début de réconciliation ? Un pardon est-il possible ? Encore faut-il qu’il soit demandé.
Le conflit basque dans sa spirale infernale d’action-répression, a causé la mort de plus de mille personnes.

A l’occasion de la fin de ce cycle tourmenté, nous rencontrons le fondateur d’Elkarri, Jonan Fernandez, responsable de la politique d’aide et de soutien aux victimes du terrorisme, à la présidence du gouvernement basque.
Nous discuterons également avec Paul Rios, président de Lokarri et Aitziber Blanco, militante du mouvement pacifiste  depuis ses débuts.
Enfin le journaliste Gorka Landaburu, responsable de l’hebdomadaire Cambio 16 et de sa version en basque (Aldaketa 16), victime d’un attentat d’ETA, observateur incontournable de la vie politique en Euskadi.

Une émission préparée et présentée par Allande Boutin