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Filipe Oyhamburu ou l’art de la danse et du chant

© kezka / CC
© kezka / CC

Ce premier numéro de l’an neuf, nous permettra de présenter tout d’abord nos vœux, au nom de toute l’équipe Txirrita.
Puis de rencontrer un personnage inouï : Filipe Oyhamburu, 91 ans !

Par Christophe Roux

BA Txirrita Philippe Oyhamburu
Toujours actif et tourné vers l’avenir, Filipe Oyhamburu vient publier cet été, un très bel ouvrage sur les dictons basques.
Mais Pupu (prononcez Poupou) représente surtout le renouveau de la danse basque à la Libération.
Les premiers spectacles avec tableaux en Pays basque nord (ou de France), c’est lui.
Les chorales mixtes (voix de femmes et d’hommes), aussi.
Fondateur des ballets de danses basques de Biarritz, Etorki, et de la chorale éponyme.
Puis des chœurs Etorburu et Filipe Oyhamburu.
Nous le rencontrons dans un premier temps à la porte de sa demeure, à Biarritz, où il nous livre le secret de son éternelle jeunesse.

  • « Oyhamburu le Saltimbasque ! »
    Equipe : Allande Boutin, Fabien Cordier, Francine Bétat.
Nous retrouvons notre artiste dans son salon.
Nous revenons sur sa préférence pour les chœurs mixtes, parfois critiquée en Pays basque de France.

Avant d’aborder avec Filipe, la façon dont il a fait évoluer la danse basque, qui n’est pas que du folklore passéiste, nous présentons un jeune chorégraphe qui travaille l’épure même : Mizel Théret.

  • « Dorrea », la Tour, création de Mizel Théret à Biarritz en 2009.
    Equipe : Allande Boutin, Fabien Cordier, Francine Bétat.
Retour dans le bureau de Philippe, qui recèle tous ses souvenirs, affiches, dossiers, projets et réalisations.
Jusqu’à quand peut-on danser ? Repousser sans cesse les limites ?
La chorégraphie de Mizel Théret, « Je me souviens », présentée à la biennale de danse 2012 de Lyon répond à cette question. Mizel a réuni et fait remonter sur les planches Koldo Zabala, Jean Nesprias et Filipe. Trois danseurs âgés de 78 à 91 ans ! « Frères ennemis » hier, aujourd’hui réconciliés !

  • « Je me souviens », avec les trois maitres de ballets, interprétant cette chorégraphie.
    Equipe : Ttotte Darguy, Sandrine Estrade, Gilbert Réculusa.
Et puis, il y a la volonté de jeunes comme Peio Labeyrie, de fédérer des talents et de tendre vers la création d’un ballet semi professionnel ou professionnel à terme.

  • « Etorkizuna ». Le projet de compagnie pérenne en pays basque nord.
    Equipe : Allande Boutin, Christian Etchegaray, Gilbert Réculusa.
Nous nous déplaçons au casino municipal de Biarritz, au théâtre où se produisit souvent Etorki.
On vient de voir comment des jeunes reprennent le flambeau. Une relève que fut en son temps Filipe. Comment lui est venu cet amour de la danse ?
Comme le rappelle Filipe, la danse basque est physique et technique. Il faut donc beaucoup de travail et d’abnégation pour les exécuter dans les règles de l’art. Ce que les jeunes de la compagnie Eskola de St Sébastien ont compris.

  • « Eskola », l’école de la rigueur de la danse basque.
    Equipe : Allande Boutin, Emmanuel Galerne, Gilbert Réculusa.

Mais la danse populaire a failli disparaître. Heureusement dans les années 40/50. il y eut Olaeta puis Oldarra, Etorki. Filipe revient sur ces années « sauvetage » et l’évolution que connut la danse : semi professionnalisation et parallèlement,  développement des écoles de danses.

Et puis des gens comme Bettelu en Labourd ont relancé les sauts basques, pratique populaire s’il en est aujourd’hui : les Mutxiko.

  • Mutxiko eguna 2012. Le rassemblement chaque automne, des fans des Mutxiko. L’équivalent des Festnoz  bretons. Ou une flash mob à la basquaise !
    Equipe : René Garat, Christian Etchegaray, Gilbert Réculusa.
La « salle à la baie sur la plage » du Casino nous accueille pour parler du dernier livre de Filipe consacré aux dictons basques. Toute une philosophie basque est ainsi reflétée, dans une langue qui chante.

Pour en savoir plus, gehiago jakiteko !


A lire :
• 1980 : L'irréductible phénomène basque, aux éditions Entente
• 1981 : L'esthétique dans la danse basque, aux éditions Lauburu
• 1991 : Euskal deituren hiztegia, Dictionnaire des patronymes basques, aux éditions Hitzak, 3 tomes
• 1994 : De Biarritz à Tbilissi en passant par Bogota, Chroniques des années saltimbanques, 1942-1994, édité à compte d'auteur, 353 pages
• 1996 : Biarritz, Promenade océane (photographies d'Éric Chauché, textes de Philippe Oyhamburu), aux éditions du Casino de Biarritz, 110 pages
• 1998 : Euskadi, pays des Basques (photographies d'Éric Chauché, textes de Philippe Oyhamburu), aux éditions Umea
• 2001 : Dialogue avec mon journal, Un jeune séparatiste basque dans le Paris de l'Occupation, aux éditions Atlantica
• 2008 : De Tbilissi à Getaria, en passant par New York, Suite (1995-2007) des Chroniques saltimbanques (1942-1994), édité à compte d'auteur
• 2011 : L'Euskara, la langue basque, aux éditions De Borée
• 2012 : Dictons Sagesses et Proverbes basques, aux éditions De Borée,

A écouter :
• Chœurs Oyhamburu de Biarritz  chez Covadia
• Chœurs basques Etorburu  Philippe Oyhamburu chez Agorila  (2003)
• Chœurs basques Etorburu  chez Agorila (2006)

Et un lien, eta lotura bat !
L’Institut culturel basque. Euskal kultur erakundea.


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