Txirrita

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Processus de paix au Pays basque

© France 3 Aquitaine
© France 3 Aquitaine

Ce numéro de Txirrita cherche à donner quelques clés pour mieux comprendre la fin de plus d’un demi-siècle de souffrance.

Par Christophe Roux

Ba Txirrita Processus de Paix

Depuis octobre 2011, un processus de Paix est engagé en Pays basque. De façon unilatérale et sans condition, ETA annonce un cessez-le-feu,  quelques jours après la Conférence pour la Paix dite d’Aiete, à Saint Sébastien, qui lui demandait de mettre un terme aux actions violentes, rejetées par l’immense majorité du Pays basque.

L’organisation armée et la gauche indépendantiste poursuivront leur combat pour l’indépendance, uniquement par voies légale et politique. En février 2014, ETA va plus loin et commence le démantèlement de son arsenal.

Où en est-on d’une guerre de 50 ans qui ne dit pas son nom ? Du dernier conflit armé en Europe occidentale ?

ETA est créée en 1959 en réponse au franquisme, à la négation du Pays basque, au manque de liberté. Mais au final, on compte plus de 1000 victimes mortelles et plus encore de personnes blessées et marquées à jamais. Aujourd’hui, l’infernale spirale « action-répression-action » semble s’achever.

Anaiz Funosas, du mouvement citoyen Bake Bidea (le Chemin de la Paix) et Iñaki Arzak du collectif pacifiste Lokarri, nous rejoignent à Bayonne où se sont déroulées, en 2013 et 2014, deux éditions du Forum pour la Paix. Initiatives soutenues en Pays basque de France par la quasi-totalité de la classe
politique, de l’UMP aux abertzale (nationalistes) en passant par le Modem, le PS et les Verts. Ainsi que par les syndicats, les associations de défense des Droits humains et nombre de personnalités. Car ce côté des Pyrénées est également concerné : des citoyens de nationalité française ont rejoint ETA. Et le contre terrorisme espagnol du GAL a aussi sévi en France (32 morts).

Puis, Allande Boutin s’est rendu à Vitoria, au Parlement basque, où la majorité nationaliste et souverainiste, est en faveur du processus de Paix, soutenu par Lokarri et Bake Bidea. Idoia Mendia, ancienne porte-parole du gouvernement socialiste basque (2009-2011), témoigne de ce qui a changé pour les élus jusqu’alors menacés par ETA, de ses espoirs et de ce qui peut-être fait en faveur d’un apaisement des tensions, notamment en matière carcérale.
Car aujourd’hui encore, près de 700 personnes sont en prison, en Espagne et en France, pour des dossiers liés à ETA : assassinats, tentatives d’attentats, ou simple appartenance à des collectifs ou formations indépendantistes illégales.

Juana Bengoetxea, du Parti populaire (conservateur) nous reçoit à la mairie d’Irun où elle est élue. Elle revient sur ses souffrances et sur l’impossibilité de «tourner la page», aujourd’hui du moins.

Une émission préparée et présentée par Allande Boutin


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