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VOIR OU REVOIR Gernika - Guernica 2017 : la mémoire toujours vive

txirrita : Gernika - Guernica 2017, la mémoire toujours vive

Il y a 80 ans, le 26 avril 1937, la petite ville de Gernika était quasiment rayée de la carte, conséquence du premier bombardement d’une ville ouverte : pilonnages par vagues successives suivis de mitraillages de la population qui tentait de fuir.

Par Allande Boutin (avec CR)

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La tragédie laissa entrevoir le cauchemar de ce qui deviendrait le lot cruel de nombreuses cités européennes puis japonaises pendant la seconde guerre mondiale. Gernika fut une répétition de ce conflit, pour l’aviation nazie au service de Franco.
Immortalisé si l’on ose dire, par la toile éponyme de Picasso, ce drame devint un symbole : celui d’une paisible bourgade détruite par la barbarie totalitaire.

80 ans plus tard, les derniers survivants s’effacent, mais pas encore, la mémoire.
Txirrita à Guernica - Bande annonce
Diffusion le dimanche 24 septembre à 10h45

Nos invités : 

  • Luis Iriondo, un des derniers survivants du bombardement, avait 14 ans, quand il vécut dans sa chair, la tragédie de sa ville natale. Il connut tout de suite après, l’exil en France, comme nombre d’enfants du Pays basque. Un poids extrêmement lourd pour un jeune. Pourtant il a (sur)vécu, allant toujours de l’avant, positivant !
    Le pardon est sa ligne de vie. Il accueillit ainsi l’ambassadeur d’Allemagne à Gernika, venu dans la ville martyre pour demander pardon au nom du président allemand, lors du 60ème anniversaire du bombardement en 1997.
    Le combat de Luis, c’est la Paix. En ce 26 avril 2017, au cimetière de Zallo, où se situe le mausolée dédié aux victimes du bombardement, il a demandé aux municipalités des villes martyres de la seconde guerre mondiale, au nom de l’association des victimes qu’il a créé avec ses amis japonais, allemands, hollandais, français …,  de prendre leur relai pour œuvrer pour la Paix, « car les survivants se font vieux », dit-il.
     
  • José María Gorroño, maire de Gernika.
    Le maire, comme nombre de ses administrés, demande et attend un geste de la part de l’Espagne, comme le fit l’Allemagne il y a 20 ans : une demande de pardon.
    Mais à Madrid, on répond  que Franco a ordonné la destruction de Gernika, et non l’Espagne. 
    Les artistes se sont emparés du bombardement de Gernika et ont décliné et illustré à leur manière l’horreur.  Picasso, bien sûr, dont le transfert du « Guernica » à Gernika est demandé depuis longtemps. Toujours refusé.
     
  • Idoia Orbe, directrice adjointe du Musée pour la Paix
    Ce lieu est dédié à la Paix, et son socle, est cette terrible journée du 26 avril 1937. Un lieu de mémoire nécessaire car le temps fait son œuvre. Cependant le musée va plus loin que cet épisode douloureux de la Guerre d’Espagne. Il aborde les souffrances de toutes les villes martyres de la seconde guerre mondiale. Il est ici question de tous les conflits qui secouent la planète. Un lieu de réflexion sur la Paix ? Une démarche pédagogique.
     
  • Maria Oianguren et Andreas Schäfter.
    Directrice et animateur de Gernika gogoratuz. (Se souvenir de Gernika).
    La fondation a joué un grand rôle pour la construction de la Paix en Pays basque, et s’intéresse aussi à tous les conflits de par le monde, créant un réseau pacifiste.


Photos Allande Boutin et Maryse Bergoinzat

Les archives et illustrations :


Le magazine sur le 60ème anniversaire du bombardement de Gernika (1997).
Les interventions de l’ambassadeur d’Allemagne et de Luis Iriondo.
Les témoignages de survivants et d’enfants.

Le magazine sur le 70ème anniversaire du bombardement (2007).
Le portrait de Luis Iriondo.
En 2012, Nestor Basterretxea, sculpteur, a rendu hommage à travers l’une de ses toutes dernières œuvres,  aux victimes du bombardement. 

Images du 26 avril 2017, Mémoire toujours vive. 
Gernika, en mai 2017, une cité apaisée.

A lire :

Herbert Southworth: La destruction de Gernika: journalisme, diplomatie, propagande et Histoire. Editions  Ruedo Ibérico (1975).
Maria Jesús Cava: Memoria colectiva del bombardeo (Mémoire collective du bombardement) Editions : Gernika Gogoratuz (1996).
William Smallwood: Le jour Gernika a été bombardé : une histoire racontée par les témoins et les survivants (2012).
Joseba Elosegi: Quiero morir por algo. (Je veux mourir pour quelque chose).
Editions PLAZA & JANES (1971).
Gordon Thomas : Les dernières heures de Guernica Editions Nouveau Monde (2014).


A écouter :

Patxi Saiz, interprète des bertso de Basarri, improvisateur de versets chantés, de 1937.
Album Itxaropena. Autoproduction.

Antton Valverde, met en musique les poèmes de Lauaxeta sur Gernika (écrivain basque, assassiné par les Franquistes). Editions Elkar.
Ken zazpi et l’Orchestre symphonique d’Euskadi. Gernika, composé par le leader du groupe de  rock, Eñaut Elorrieta, originaire de la cité biscayenne (Elkar 2013).

Pour en savoir plus :

Musée de la Paix de Guernica
Foru Plaza, 1, 48300 Gernika-Lumo
Téléphone: 00 34 946 27 02 13

Gernika gogoratuz
Artekalea, 1, 48300 Gernika-Luno,
Téléphone : 00 34 946 25 35 58

Nous avons choisi d’utiliser le nom officiel de la cité biscayenne, Gernika en basque

Emilie Beau