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Les exportations de volailles et foies gras restent bloquées après la découverte de nouveaux foyers de grippe aviaire

© Maxppp
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La réouverture des marchés étrangers devait intervenir ce samedi 3 décembre au grand soulagement des éleveurs et des transformateurs. Mais les nouveaux cas de grippe aviaire apparus dans le Pas-de Calais et dans le Tarn repoussent l'échéance de 3 mois. Un coup très dur avant les fêtes.

Par F3 Aquitaine avec AFP

Tous marchés étrangers confondus, "nous avions un solde positif global de 60 millions d'euros l'an dernier, solde qui devrait être réduit à zéro en 2016" se désole Christophe Barrailh, le président du Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras.

En effet les nouveaux cas de grippe aviaire qui touchent des élevage du Tarn et du Pas-de Calais "repoussent, du coup, encore de trois mois le calendrier de reconquête du marché international" précise t-il. 

C'est la règle établie par l'Organisation mondiale de la santé animale. Un pays exportateur doit être indemne du virus d'influenza aviaire.

Le feu vert à de nouvelles exportations devait pourtant être donné demain, samedi 3 décembre, après la crise qui a sévèrement frappé la filière française.

Accroître la vigilance


"Il faut à tout prix que les éleveurs redoublent de vigilance" pour éviter toute contamination, "car s'il y a un maillon faible, c'est toute la chaîne qui casse" prévient Dominique Graciet, le président de la Chambre régionale d'Agriculture de la Nouvelle Aquitaine.

"Nous devons rester très vigilants, et au plus près des élevages, car notre objectif maintenant est d'éteindre les premières braises pour éviter la propagation de l'incendie" a ajouté Christophe Barrailh.

"On s'attendait à des foyers ponctuels liés aux migrations d'oiseaux, mais ça n'a rien à voir avec l'infection généralisée de l'an dernier", a relativisé Dominique Graciet, lui-même éleveur de canards gras qui avait directement été affecté par la précédente épizootie.

Il regrette, lui aussi, "le report de la réouverture des frontières aux exportations" et rappelle que ce virus H5N8 n'est "pas transmissible à l'homme". "Ca reste un problème de santé animale et les produits sont sains" affirme t-il.


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