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Les gardiens de prison du sud-ouest solidaires avec leurs collègues agressés

Ceux des centres pénitentiaires de Neuvic en Dordogne et de Gradignan en Gironde ont pris leur service avec 40 minutes de retard ce matin à l'embauche. Ils réclament de nouveaux équipements pour faire face à des prisonniers, terroristes présumés, susceptibles de les agresser mortellement.
La prison de Neuvic en Dordogne
La prison de Neuvic en Dordogne © MAXPPP
Trois surveillants pénitentaires de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Nord-Pas-de-Calais, ont reçu jeudi des coups de ciseaux et de lames de rasoir.

Leur agresseur, Christian Gantzarski, militant djihadiste, cerveau présumé des attentats de Djerba en 2002 (21 morts) et en lien avec le 11 septembre, devait être extradé vers les Etats-Unis.


Le syndicat l'Ufap-Unsa, majoritaire chez les surveillants pénitentiaires avait appelé à un débrayage ce matin dans toutes les prisons de France.

"Il y a une énorme colère qui monte"

après cette agression selon Jean-François Forget, le secrétaire général de l'Ufap-Unsa Justice.

Les surveillants réclament la mise à l'isolement complet des détenus radicalisés les plus dangereux et la construction de "petits établissements ultra-sécurisés".

La tension est d'autant plus grande à Vendin-le-Vieil que l'établissement doit accueillir Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos jihadistes du 13 novembre 2015. Il devrait y rester le temps de son procès, en Belgique, en février.

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