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Gauthier Cazassus carte de presse n°43072

Notre confrère et ami Gauthier Cazassus vient de nous quitter après avoir courageusement lutté contre une longue maladie. Au-delà de la tristesse qui nous étreint, nous conserverons les belles images des moments heureux partagés et une musique : le son de sa voix.
Il y a des jours où on aimerait ne pas répondre au téléphone. Ce jeudi 21 janvier en fait partie puisque c'est pas la voix de Monique, son épouse, que nous avons appris le décès de notre camarade Gauthier Cazassus. Bien sûr on le savait malade, bien sûr il tenait à nous faire partager à distance son combat contre cette maladie qui le rongeait et l'affaiblissait chaque jour un peu plus.

Mais on pensait fermement qu'il allait revenir un jour, s'installer autour de la grande table où ont lieu nos conférences de rédaction. On se serait serré la main, on aurait papoté, on aurait parlé de son prochain tournage, dans la Vienne où en Charente où il aimait dénicher des histoires et des personnages attachants. Il serait parti en reportage avec son cameraman préféré, son complice Romek Gasiorowski -ces deux-là étaient inséparables- et aimaient passer du temps sur les routes du Poitou-Charentes pour rapporter des sujets que Gauthier commentait avec un timbre vocal inimitable, d'une voix aussi forte qu'une signature, aussi douce que son caractère.

La mort est toujours injuste mais celle de Gauthier Cazassus nous touche de plein fouet. C'est que le bonhomme dégageait une classe naturelle et un charme rares. Ses immenses verres de vue ne pouvaient cacher un regard pétillant. Gauthier portait encore avec vigueur quelques concepts désuets : la politesse, le respect des autres, la gentillesse. Son respect de la langue française s'affichait avec fermeté quand il commentait l'édition du Soir 3, un exercice où il s'était spécialisé au fil des années.

En 2000 Gauthier s'était installé en Poitou-Charentes à la faveur de son intégration au bureau de France 3 Angoulême. Il était ensuite reparti à Mayotte avant de rejoindre le BRI (Bureau Régional d'Information) de Poitiers en 2011. Cela faisait 37 ans qu'il travaillait pour France Télévisions après des débuts comme photographe de presse et quelques piges dans une station radio de Papeete, à Tahiti.

Il cachait bien ses jardins secrets mais quelques-uns parmi nous connaissaient son engouement pour les grosses voitures et les belles mécaniques. Il en avait gagné un sobriquet : "Vatanen" du nom de l'ancien champion du monde des rallyes Ari Vatanen. Ses proches connaissaient sa passion pour les séjours dans les îles d'Outre-Mer. Gauthier Cazassus a passé sa vie à déménager et à empiler ses meubles dans des containers, de Tahiti à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il serait bien reparti si cette satanée maladie ne l'avait pas cloué sur un lit.

Et pour finir je laisserai la place à un autre journaliste de la station. En souvenir de Gauthier, François Gibert vient de poster ces quelques mots sur son compte Facebook. Il écrit :

J'ai un pote qui était fasciné par les tropiques. Celui du Cancer l'a rattrapé. Salut Gauthier. A bientôt."





 

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