Suspicion de pédophilie au centre aéré d'Arcachon : les parents d'une des petites victimes témoignent

Le centre aéré des Mille potes à Arcachon, où se seraient produits les abus sexuels / © JF Géa
Le centre aéré des Mille potes à Arcachon, où se seraient produits les abus sexuels / © JF Géa

Les parents d'une fillette de 4 ans victime d'attouchements racontent ce que leur enfant dit avoir subi. Me Pierre Blazy, avocat de l'agresseur présumé réagit. Il assure que l'accusé reconnaît des caresses mais nie toute pénétration sur les victimes, âgées de 3 à 5 ans.
 

Par MK avec JF Géa

Les premières plaintes remontent au mois de janvier 2017. Des enfants du centre de loisirs Mille potes, à Arcachon en Gironde, racontent des attouchements et des viols, commis par un éducateur à l'heure de la sieste.

La mère d'une des victimes raconte dans quelle circonstance sa fille lui a révélé les faits :

Le lendemain d'une sieste (...), elle m'a raconté qu'un animateur lui avait mis un doigt dans le fond. (...) Elle m'a expliqué qu'il l'avait réveillée pendant son sommeil, qu'il lui avait fait mal, qu'il lui avait dit "Tu te tais, c'est un cauchemar".

Le père de la petite fille affirme que l'enfant a subi des pénétrations digitales. Pour la maman, les conséquences sont lourdes :

Ça a tout changé. Nous par rapport à elle, elle qui ne supporte plus le noir, qui ne peut plus aller aux toilettes toute seule, qui se réveille avec des cauchemars.

Le reportage de Jean-François Géa et Nicolas Pressigout
 

Suspicion de pédophilie au centre aéré d'Arcachon
Les parents d'une des fillettes témoignent - France 3 Aquitaine - JF. Géa / N. Pressigout

Sept nouvelles constitutions de parties civiles


Jeudi, les avocats des parties civiles annonçaient devant la presse le dépôt de sept nouvelles plaintes.

 


Contacté par France 3 Aquitaine, le parquet dément, et parle de sept nouvelles constitutions de parties civiles.
 


L'accusé reconnaît des "caresses"

Me Arash Derambarsh assure également que des plaintes visent la mairie d'Arcachon, qui aurait employé l'animateur mis en cause "sans diplôme", et manqué à son devoir de protection des enfants.

Selon l'avocat de l'accusé, Me Pierre Blazy, l'agresseur présumé était diplômé. Il ajoute également que ce dernier n'est pas, comme l'assuraient les avocats des parties civiles, l'enfant de la DRH de la mairie, mais bien le fils d'une employée municipale.


"Il n'y a aucun élément objectif dans le dossier qui peut nous dire que les enfants aient été physiquement marqués. Il n'y a aucune défloration, ni trace qui ne soit pas expliquée", assure-t-il, alors que son client reconnaît des caresses, mais nie les viols.



Le suspect reste mis en examen pour agression sexuelle, et a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.


Rencontre avec les différents avocats présents dans l'affaire ► 
 
Suspicion de pédophilie au centre aéré d'Arcachon : l'accusé reconnaît des "caresses"

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