Les salariés de Ford s'incrustent aux 24h du Mans

Publié le Mis à jour le
Écrit par C.O

Ford qui faisait son grand retour aux 24h du Mans, a vu débarquer un car de manifestants (une vingtaine) de la CGT venus de Blanquefort pour manifester leur inquiétude sur la politique de l'emploi du groupe.

Deux heures avant le départ de la course Ford organisait une parade de 100 voitures pour marquer son retour au mans. Un ballet de carrosserie symbolique, symbolique aussi pour les salariés de l'usine FAI qui avaient donc choisi de manifester. Ils étaient venus dénoncer la politique de l'emploi pratiquée par FORD.

Partis à 5h30 de Blanquefort ils sont arrivés au Mans ils ont été accueillis par d'autres syndicalistes et manifestants du mouvement contre la loi Travail. 
Il y a d'abord eu l'action officielle (déclarée en préfecture selon les syndicalistes) qui consistait à distribuer à l'entrée du circuit des tracts (2000) sur la situation de l'usine ford. Une grande banderole "ford Bordeaux, usine en danger, sauvons les emplois" a été déployée.

Et ensuite venue la deuxième action. Les représentants de FAI ont envahit le stand commercial de Ford, collé des bandeaux, autocollants, déployé leur grande banderole, chantant "on veut du boulot pas du baratin". 

"On a voulu toucher encore l'image de Ford sur sa vitrine commerciale, on a montré qu'on était encore là, à défendre nos emplois, à ne pas lâcher" déclare Phlippe Poutou.


Une derniere action a été tentée, celle de rentrer dans le padock. Là les 23 syndicalistes de FAI se sont heurtés aux forces de sécurités. Passage bloqué. Ils sont finalement repartis "escortés" par la police.

"Ford s'est engagé par un accord cadre (signé le 24 mai 2013) avec les pouvoir publics à maintenir un minimum de 1000 emplois sur le site FAI (...). Mais malgré des aides publiques d'un total d'environ 445 millions d'euros pour le maintien de l'activité, sous forme d'exonérations fiscales, d'aides à la formation et à l'investissement, ils ont abandonné cet objectif (...). On est dans un scénario classique de fin d'activité progressive d'autant que la moyenne d'âge chez nous est de 50 ans." a déclaré Philippe Poutou à l'AFP.

Une "situation inédite" au Mans selon Philippe Poutou. Selon lui, il n'y a jamais eu de manifestation aux 24h du Mans.