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Bien-être : les naturopathes tentent de se structurer

Le rendez-vous débute par un long interrogatoire, qui doit permettre à la naturopathe de cerner la personne qu'elle reçoit dans sa globalité. / © France 3 Aquitaine
Le rendez-vous débute par un long interrogatoire, qui doit permettre à la naturopathe de cerner la personne qu'elle reçoit dans sa globalité. / © France 3 Aquitaine

Ils ne sont pas reconnus comme des professionnels de santé et pourtant, les naturopathes séduisent de plus en plus de Français soucieux de vivre plus sainement. Aujourd'hui, la profession tente de se structurer. 

Par AR

Qu'est-ce que la naturopathie ? Selon le Larousse, il s'agit de "l'ensemble de méthodes de soins faisant partie des médecines douces et visant à renforcer les défenses de l'organisme par des moyens considérés comme naturels (hygiène de vie, diététique, massages, phytothérapie, etc.)."

"On va déterminer la vitalité de la personne, sa capacité à s'auto-régénérer"
détaille Frédérique Issenhuth, naturopathe en Gironde. "Notre travail va constituer à relancer cette capacité, pour que la personne retrouve une santé optimale par rapport aux problèmes de santé qu'elle peut rencontrer à côté". 
 

"Nous sommes complémentaires des médecins"


Ne se substitue-t-elle pas au médecin ? "Pas du tout, on est complémentaire. On ne doit jamais préconiser l'arrêt d'un traitement en cours" assure-t-elle. 

Aujourd'hui, la naturopathie est exercée librement en France, sa pratique ne nécessite en théorie aucun diplôme particulier. N'importe qui peut donc s'instituer naturopathe du jour au lendemain. 

Pour pallier cette situation, la profession mène une réflexion pour se doter d'une cadre réglementaire. "Cela passe par la formation, la structuration du métier, et une reconnaissance des diplômes privés", souligne Christel Stéfanazzi, également naturopathe en Gironde. 
 
Bien-être : les naturopathes tentent de se structurer
Intervenantes : Frédérique Issenhuth, Naturopathe, Christel Stéfanazzi, Naturopathe Equipe : JBALI Karim, LÉCUYER Pascal, COLLIN Catherine


Les risques d'une discipline libre 

 
Pour le ministère de la Santé, la naturopathie relève d'une pratique de soin non conventionnelle, qui peut, dans certains cas, constituer un exercice illégal de la médecine.

Les naturopathes n'ont pas le droit de "prendre part à l’établissement d’un diagnostic ou d’un traitement de maladies, réelles ou supposées, par acte personnel, consultations verbales ou écrites".

Dans le cas contraire, ils encourent jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. 

D'autre part, la Mivilude, mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires, alerte également sur les "dangers et les dérives du marché alternatif de la guérison et du bien-être", qui "tiennent notamment à l’absence d’évaluation indépendante et rigoureuse des méthodes et des formations qui excluent explicitement ou de fait les traitements médicaux conventionnels". 
 

 

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