Bordeaux : 600 passagers bloqués toute la nuit dans un train

Un TGV arrivant en gare de Bordeaux Saint-Jean. (Photo d'illustration) / © LOIC VENANCE / AFP
Un TGV arrivant en gare de Bordeaux Saint-Jean. (Photo d'illustration) / © LOIC VENANCE / AFP

Lundi 2 décembre au soir, deux trains ont percuté une voiture, dans le Tarn-et-Garonne. La collision a bloqué certains trains de la ligne Bordeaux-Toulouse.

Par Julie Chapman

À Grisolles, près de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, une voiture a été par percuté deux trains, un TER qui reliait Montauban à Toulouse, et un Intercités Marseille-Bordeaux. La conductrice est décédée suite à l'accident.
 

 

Bloqué jusqu'à 6h45


Si aucun blessé n'est à déplorer dans les trains, la circulation a été totalement coupée entre Bordeaux et Toulouse. Un Intercités en direction de Toulouse a en effet été bloqué en gare de Bordeaux, de 18h à 6h45 ce matin.

"Chacun avait le choix de rester ou non dans le train. Les passagers n'étaient pas à proprement bloqués", explique la communication de la SNCF.

À bord du train, qui comptait deux rames, 600 personnes. "Les personnes fragiles ont été évacuées dans des hôtels proches de la gare", explique la communication de la SNCF Nouvelle-Aquitaine.

Mais pour ceux qui ont décidé de passer la nuit dans le train, l'attente a été longue. Avec la vague de froid qui s'est abattue sur la région cette nuit, la SNCF a fourni bouteilles d'eau, en-cas, cafés et couvertures aux passagers.
 

Trop de passagers


Certains se sont d'ailleurs plaints de la durée des blocages, alors qu'aucun bus n'a été affrété pour relier Toulouse.
 


"Il y avait beaucoup trop de passagers pour affréter suffisamment de bus. L'heure tardive de l'accident n'a pas non plus aidé à en rendre certains disponibles. De plus, nous ne savions pas combien de temps allait prendre l'extraction de la voiture", argumente la SNCF.

Elle aura finalement duré toute la nuit, malgré la présence rapide des techniciens sur les lieux de l'accident. Aucune remise à niveau des voies n'a été envisagée avant le petit matin.

De leur côté, les sapeurs-pompiers avaient installé un poste mobile sur les lieux et les gendarmes ont procédé à l'enquête, qui devrait confirmer la piste accidentelle.
 

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