Bordeaux : Greenpeace alerte sur la sécurité des centrales nucléaires

Action de Greenpeace à Bordeaux ce 14 octobre 2017 pour dénoncer l'insécurité des centrales nucléaires. / © ERIC FEFERBERG / AFP
Action de Greenpeace à Bordeaux ce 14 octobre 2017 pour dénoncer l'insécurité des centrales nucléaires. / © ERIC FEFERBERG / AFP

Dans une vingtaine de villes, dont Bordeaux, des militants de Greenpeace organisaient ce samedi matin des "actions de sensibilisation". Armés de "piscines en carton", ils ont dénoncé la sécurité des centrales nucléaires qu'ils jugent vulnérables aux attaques extérieures. 

Par Hélène Chauwin avec l'AFP

Bonnets de bain jaune marqués du symbole de la radioactivité et frites de piscine en main, les miltants étaient installés dans de faux bassins en carton fissurés sur lesquels était écrit "Piscine en carton = accident nucléaire" et "EDF, l'amour du risque".
D'autres faisaient signer des pétitions aux passants.

A Paris, Lyon, Lille, Rennes, Strasbourg, ou Bordeaux,  l'ONG a voulu mettre en garde les passants "à l'aide d'une piscine en carton pour symboliser la fragilité des piscines d'entreposage du combustible usé", selon un communiqué.
La Centrale nucléaire du Blayais prise le 25 avril 2011 / © https://www.flickr.com/photos/padorange/CC
La Centrale nucléaire du Blayais prise le 25 avril 2011 / © https://www.flickr.com/photos/padorange/CC


Dans un rapport dont des extraits ont été publiés mardi, sept experts mandatés par l'ONG se sont penchés sur la capacité de résistance des piscines d'entreposage des combustibles nucléaires usés dans les centrales françaises, et dans celles de Doel et Tihange en Belgique.
Ils ont pointé du doigt le fait que ces piscines, qui peuvent contenir plus de combustibles que les coeurs des réacteurs, ne sont pas protégées, comme ces derniers, par des enceintes de confinement renforcées. Si la piscine est endommagée par un acte de malveillance et qu'il n'y a plus d'eau, le combustible s'échauffe, déclenchant alors un accident nucléaire, met en garde Greenpeace.

"Elles sont à côté du réacteur et reçoivent le combustible. Elles peuvent être visées par des actes de malveillance", s'indigne  Jacques Delor, à Bordeaux. Le militant réclame leur "bunkerisation".



Pour défier EDF qui a assuré que les centrales françaises étaient "sûres, bien surveillées et bien protégées", des militants de l'ONG se sont introduits jeudi sur le site de Cattenom.
Greenpeace a affirmé avoir alors tiré un feu d'artifice au pied du bâtiment abritant la piscine de combustible usé, mais EDF a assuré que les militants n'avaient pas pénétré dans la zone nucléaire.

8 militants de Greenpeace tirent un feu d'artifice dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), jeudi 12 ocotobre 2017. / © Greenpeace France
8 militants de Greenpeace tirent un feu d'artifice dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), jeudi 12 ocotobre 2017. / © Greenpeace France





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