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À Bordeaux, l'hôpital militaire Robert Piqué soigne les soldats traumatisés par la guerre

Sylvain, ancien sergent-chef, est soigné après une mission traumatisante au Kosovo en 2000. / © France 3 Aquitaine
Sylvain, ancien sergent-chef, est soigné après une mission traumatisante au Kosovo en 2000. / © France 3 Aquitaine

Le 23 juin, c'est la journée nationale des blessés de l'Armée de Terre. À Bordeaux, l'hôpital d'instruction des armées Robert Piqué  tente de réparer les corps et les esprits traumatisés. Cauchemars, anxiété, hypervigilance...les militaires rentrent parfois de mission avec un lourd fardeau. 

Par AR

"Au Kosovo, on a fait quelques extractions de charniers. On nous a aussi demandé d'aller déterrer quelques cadavres civils qui étaient enterrés-là suite à des meutres". Sylvain, 41 ans, ancien sergent-chef de l'armée de terre n'oubliera pas sa mission dans les Balkans en 2000. 

"Cauchemars","reviviscences olfactive", il subit les conséquences de ce traumatisme pendant de longues années. 

En 2014, il est pris en charge à l'hôpital d'instruction des armées Robert Piqué à Bordeaux. Tous les deux mois, pendant quatre ans, il y effectue des séjours de soin d'une semaine.

Cet hôpital dispose d'un service psychiatrie de 16 lits, qui accueillent les militaires blessés, parfois physiquement, mais surtout mentalement. Ils trouvent ici un cadre apaisant et sécurisant, loin des horreurs de la guerre qu'ils ne parviennent à oublier. 

À Bordeaux, l'hopital militaire Robert Piqué soigne les soldats traumatisés par la guerre
Intervenants : Sylvain, 41 ans, ancien sergent-chef de l'armée de terre ; Élodie Leroy, Médecin psychiatre en chef à Robert Picqué, Général Patrick de Gramont, Armée de terre Equipe : CARPENTIER Iban, BROUSSEAU Christophe, CHAGUE Boris

Un plan famille a été mis en place cette année par l'Etat, avec 300 millions d'euros sur 5 ans pour améliorer les conditions de vie des militaires, mais aussi accroître l'accompagnement et la réinsertion des blessés.

"Nous devons montrer à nos forces, qui s'engagent et donnent tout en opération, que si jamais ils sont blessés dans leur corps ou leur âme, nous ne laisserons jamais au bord du chemin", affirme le général de l'Armée de Terre Patrick de Gramont. 

Ces cinq dernières années, 32 soldats français sont morts en opération extérieure, 671 ont été blessés physiquement au Sahel, en Syrie ou en Irak. Et plus de 800 militaires sont rentrés durablement traumatisés par leur expérience. 
 

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