Bordeaux : le terre-neuva “Marité” a accosté quai Richelieu

© A. Darblade
© A. Darblade

Le morutier à voiles, venu de Normandie, a accosté ce dimanche en début d'après-midi. Il va rester une semaine et pourra être visité. L'occasion de rappeler l'importance des morutiers dans notre région et de l'activité qui en découlait au pays basque et dans la région bordelaise.

Par CB

On dit que le voilier portait déjà le nom de Marité lors de son baptême en 1923, en rendant hommage à la plus jeune fille de son premier armateur appelée Marie-Thérèse.

"Au cours de sa première vie, le voilier a dû affronter les brumes de Terre-Neuve, le ventre lourd de morues. Pour chaque campagne, les 24 hommes d'équipage équipés d'une douzaine de doris - les petites embarcations utilisées pour la pêche - ramenaient entre 100 et 160 tonnes de morue". (source Bordeaux Tourisme)

Ecoutez Aurélie Darblade qui était à bord du bateau ce dimanche matin (images Jean-Pierre Magnaudet).
 
Aurélie Darblade à bord du Marité

VISITES

À travers des photos, objets, film et textes explicatifs, découvrez d’hier à aujourd’hui l’histoire du Marité, ancien morutier, sur les bancs de Terre-Neuve.
A Bordeaux (du 08 au 15 avril), ponton d’honneur : tous les jours du lundi 9 au samedi 14 avril, de 10h à 12h et de 14h à18h.

Tarifs visite : 5 € | 2,50 € Enfants de 3 à 12 ans
contact@lemarite.com
+33 2 33 50 17 03
 

Les terre-neuvas étaient aussi bordelais et basques

Depuis le 16ème siècle, ces pêcheurs ont traqué la morue de plus en plus loin quittant les côtes atlantique de Bretagne, normandie (St Malo et Fécamp) mais aussi partis des ports de Bordeaux, Bayonne ou Ciboure.
Jusque dans les années soixante dix, ils étaient des milliers engagés pour de longues campagnes de pêche difficiles sur les grands bancs de Terre-Neuve, au large du Canada.
Ces pêcheurs étaient majoritairement français mais également basques espagnols, portugais et anglais. 

Une pêche qui a pris fin à cause de la surpêche qui a contribué à la raréfaction de ce poisson, autrefois populaire et courant, aujourd'hui plus recherché.

A Bordeaux, les bateaux partaient pour de longs mois et revenaient décharger leur cargaison à Bègles. La commune a compté jusqu'à 30 sècheries.

Regardez les images du fond documentaire La mémoire de Bordeaux.
 

Les terre-neuvas / La mémoire de Bordeaux

 

Les terreneuvas partaient aussi de Bordeaux





 

La fin des terre-neuvas à Bordeaux

La fin des Terre-neuvas à Bordeaux

 

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