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Le casse-tête d'une habitante de Mérignac pour se faire rembourser sa porte défoncée par le RAID... par erreur

© Lucas Barioulet AFP
© Lucas Barioulet AFP

Juliette bataille depuis quatre mois pour se faire rembourser sa porte d'appartement, endommagée lors de l'intervention du RAID chez elle. Sauf que c'était par erreur. Son assurance refuse et le ministère de l'intérieur occulte un remboursmeent à 100%. Elle demande l'aide du Procureur de Bordeaux. 

Par Christine Le Hesran

Juliette n'aurait jamais imaginé une telle galère... Victime d'une erreur d'adresse lors d'une intervention du RAID en octobre dernier, elle bataille pour se faire rembourser sa porte défoncée. Montant engagé : 1 000 euros. Impossible pour cette infirmière du CHU de payer à l'avance. Elle dénonce : 

Ils n'en ont rien à faire que je puisse pas payer.  
 

Tout commence par une erreur d'adresse 


Juliette a pris sa plume il y a deux jours pour écrire au Procureur de Bordeaux. Et de lister les galères qui s'enchaînent : Déjà cette incroyable erreur d'adresse. C'est chez son voisin que l'unité de lutte contre les stupéfiants et l'économie souterraine de Bordeaux était sensée arrêter un suspect le 18 octobre 2018. 

Elle est alors en vacances quand elle reçoit l'appel de la police qui a trouvé sur la table de l'appartement une feuille de paie qui livre son identité... Fin précipitée des congès, retour à Mérignac. Place aux démarches pour remettre tout en état et se faire rembourser...
 

Le refus de l'assurance


L'assurance d'abord spontanément. C'est non. Les faits ne sont pas considérés comme une infraction. Juliette ironise : 

Je ne savais pas qu'il fallait avoir une assurance spéciale Raid ? 
 

Elle apprend au passage que si les pompiers étaient entrés en urgence chez elle pour un feu dans l'immeuble, le résultat aurait été le même. 

 

Un taux de vétusté appliqué 


Elle se retourne vers les autorités, le Ministère de l'Intérieur. Elle s'entend dire qu'il lui faut avancer les frais, mais que de toute façon 10% resterait à sa charge pour appliquer un taux de vétusté. Là c'en est trop ! 

Je ne vais quand même pas prendre un crédit pour payer une porte alors que je n'y suis pour rien !

Dans un dernier courrier du 24 janvier, le service contentieux du ministère de la Justice, lui explique bien qu'" Il lui appartient de vérifier que les conditions de l'engagement de la responsabilité de l'Etat (..) répond à de strictes conditions ". Et donc Juliette est priée d'envoyer des justificatifs de ressources ( allocations familiales comprises ! ) si elle ne peut pas payer... ou son relevé de compte bancaire attestant du paiement effectif des travaux si c'est le cas..
 

La porte de l'appartement de Juliette. Les devis se montent à 1000 euros pour tout remettre en état. / © DR
La porte de l'appartement de Juliette. Les devis se montent à 1000 euros pour tout remettre en état. / © DR



Mais Juliette n'a pas pu les réaliser, une simple solution de secours a été effectuée à moindre frais...
Juliette qui doit déménager : " Je suis dans les cartons, mais je ne peux pas m'en aller car la porte ne ferme pas correctement !"

Elle en appelle donc au procureur : " Ce n'est pas normal d'avancer les frais et surtout de ne pas être remboursée pas à 100% ! Je lui ai demandé ce qu'il pouvait faire pour moi... "
Juliette fait aussi connaitre son histoire sur les réseaux sociaux où des témoignages lui parviennent. Elle s'aperçoit qu'elle n'est pas la seule à qui un tel imbroglio arrive... 
 










 

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