Discours d'Emmanuel Macron sur la transition énergétique : quelles conséquences pour la centrale nucléaire du Blayais?

La centrale nucléaire du blayais compte quatre réacteurs / © GEORGES GOBET / AFP
La centrale nucléaire du blayais compte quatre réacteurs / © GEORGES GOBET / AFP

Le président Emmanuel Macron a annoncé la mise à l'arrêt de 14 réacteurs nucléaires d'ici 2035. La centrale du Blayais pourrait bien être concernée par ces fermetures. 

Par Maïté Koda

Va-t-on fermer des réacteurs de la centrale du Blayais ? C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre le discours du président Macron sur la transition énergétique.
Parmi ses annonces pour la transition énergétique, la fermeture de 14 réacteurs nucléaires de 900 mégawatts  d'ici 2035. Et le site de Blaye en Gironde pourrait bien être concerné.   
 

Près de 2 000 employés

La centrale du Blayais compte parmi les plus anciens sites français. Mise en service en 1981, elle compte quatre réacteurs.
Actuellement,  environ 1 300 agents EDF y sont affectés, auxquels s'ajoutent quelques 7 00 prestataires permanents. Dans son discours  Emmanuel Macron a assuré qu'il n'y aurait pas de "fermeture complète des sites".
"Je n'ai pas été élu sur un programme de sortie du nucléaire mais sur une baisse de 50% de la part du nucléaire dans notre mix énergétique", a-t-il déclaré.


Les premières fermetures interviendront à Fessenheim dans le Haut-Rhin en 2020. Et les douze suivantes seront fixées par EDF, l'exploitant des 58 réacteurs actuellement en fonctionnement en France.


Un sujet explosif

Emmanuel Macron était très attendu sur le sujet.  Le président a ainsi choisi un compromis entre les voeux du ministre de la Transition écologique François de Rugy - et de son prédécesseur Nicolas Hulot -, qui voulaient six arrêts en plus de Fessenheim d'ici 2028, et ceux de Bercy, qui voulait repousser le début des fermetures à 2029, tout comme EDF.
 

Haut conseil pour l'action climatique

Alors que les "gilets jaunes" protestent et manifestent dans toute la France depuis le 17 novembre, dénonçant notamment les taxes sur le carburant,  le chef de l'état a présenté la programmation pluriannuelle de l'énergie et a fixé un cap pour les prochaines années.
 



Outre la fermeture de réacteurs, il a promis la création d'un haut conseil pour l'action climatique, des investissements de 7 à 8 milliards d'euros dans les énergies renouvelables, et une grande concertation dans toute la France autour de la transition écologique.

Emmanuel Macron a également évoqué une taxe modulable sur les carburants, qui pourrait baisser en cas de flambée des prix du baril.



 

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