L'élu PS Matthieu Rouveyre propose un plan d'action pour lutter contre la pénurie de logements étudiants à Bordeaux

Des maisons miniatures, des habitats partagés, la création de résidences étudiantes… Le conseiller municipal socialiste Matthieu Rouveyre a présenté un plan d'action contre la pénurie du logement étudiant, afin d'éviter une "troisième rentrée calamiteuse".
Matthieu Rouveyre a imaginé l'implantation de 178 Tiny Houses (image d'illustration)
Matthieu Rouveyre a imaginé l'implantation de 178 Tiny Houses (image d'illustration) © MaxPPP / Julian Stratenschulte
Alors que les partiels et examens de fin d'année se précisent, certains pensent déjà à la rentrée universitaire de septembre. Avec appréhension : depuis déjà deux ans, la crise du logement étudiant à Bordeaux ne cesse de prendre de l'ampleur. 

En cause : la pénurie d'appartements disponibles à la location et notamment de studios, devenus des biens particulièrement rares à la location longue durée. Résultat : les témoignages d'étudiants se retrouvant à dormir sur le canapé des amis, ou même dans leur voiture sont de plus en plus fréquents.
 

 

C'est ce cadre que le conseiller municipal socialiste Mattieu Rouveyre, également vice-président du département de la Gironde a élaboré une liste de propositions. "Si on ne fait rien, la prochaine rentrée sera pire que les deux précédentes", prévient-il.


Depuis septembre dernier, on a n'a vu aucun acte fort pour lutter contre cette pénurie. Il est grand temps de prendre ce problème à bras le corps.

 

Tiny Houses

L'élu bordelais, a imaginé, après avoir sollicité des associations, des urbanistes et des architectes, la mise en place de Tiny Houses. 
Ces maisonnettes mobiles, à taille réduite (entre 15 et 18 mètres carré), disposant de tout le confort nécessaire "présentent l'avantage d'un délai de construction relativement court", rappelle l'élu qui imagine trois sites d'implantations pour 178 logements autour du campus. Des logements qui pourraient "si on s'y met tout de suite être opérationnels dès la rentrée". 


Coût estimé de ce remède "d'urgence" selon l'étude de Mathieu Rouveyre : entre 6 et 6,3 millions d'euros. 
 

Construire des milliers de logements 

Autre idée avancée : imposer la construction de logements étudiants sur les terrains que l'université de Bordeaux doit récupérer auprès de l'état, dans le cadre d'un processus de dévolution du foncier universitaire. 

L'université de Bordeaux devrait devenir propriétaire en son nom de 29 hectares de parcelles sur lesquelles devraient voir le jour 10 000 logements étudiants. Un projet déjà en cours, mais "qui se retrouve bloqué chez le notaire", déplore Matthieu Rouveyre. "Il faut qu'"une puissance publique intervienne pour obliger la construction de logement étudiant sur cette parcelle".


Parmi les propositions, on retrouve également le recours aux containers réaménagés, la mobilisation de bâtiments universitaires inoccupés; ou encore la mise en place d'une convention entre les bailleurs sociaux, les promoteurs et la métropole pour réserver une partie des logements aux étudiants.

Le Crous, qui ne loge que loge 12% des étudiants de la métropole, s'est engagé à atteindre 12 000 logements étudiants d'ici 2020, contre 10 600 aujourd'hui. 
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