Faute d'aspirants prêtres, le séminaire de Bordeaux va fermer ses portes

C'est une illustration de la crise des vocations au sein de l'Eglise catholique : le séminaire Saint-Joseph de Bordeaux, seul centre de formation des futurs prêtres dans la région, fermera ses portes en juillet. Il n'accueille plus assez d'étudiants. 

La dernière promotion du séminaire de Bordeaux ne compte que neuf étudiants.
La dernière promotion du séminaire de Bordeaux ne compte que neuf étudiants. © France 3 Aquitaine
Depuis 1905, le séminaire Saint-Joseph est installé dans l'ancien cloître des Carmélites à Bordeaux, dans le quartier Saint-Genès. Mais d'ici juillet, l'unique centre de formation des futurs prêtres dans la région fermera ses portes. 

De 200 à 9 étudiants 


En cause ? La crise des vocations. Alors que le centre pouvait accueillir jusqu'à 200 étudiants au plus fort de son activité, la dernière promotion de séminaristes ne compte que neuf étudiants.

"C'est la fin d'une maison à Bordeaux, et c'est une grande tristesse pour nous, mais ce n'est pas la fin d'une filière de formation. Les séminaristes continueront à être formés à Toulouse, à Paris, à Rome selon les cas" souligne le père Geogroy Gardair, supérieur de l'établissement. 
 
Faute d'aspirants prêtres, le séminaire de Bordeaux va fermer ses portes

Comment expliquer cette baisse des vocations en France ? "Il y a moins de pratique (de la religion ndlr) et moins de faculté à s'engager, dans la foi ou pas. C'est peut-être moins dans la culture du temps" estime Thibault Legaut, séminariste en 2e année. 

Depuis 2000 le nombre de séminaristes a baissé d'un tiers. La question du célibat des prêtres et plus récemment les scandales de pédophilie dans l'Eglise catholique ont sans doute contribué à cet affaissement. 


 
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