Gilets jaunes : premier samedi en riposte au gouvernement

Ce samedi marque le 24ème samedi de mobilisation des "gilets jaunes", mais c'est aussi le premier depuis la conférence de presse du Président Emmanuel Macron. A Paris, avec la CGT, ils lancent une riposte au gouvernement et au Medef. En Aquitaine des rassemblements à Pau, Périgueux et Bordeaux.
© G.Coulon

En Aquitaine

A Pau, ce samedi matin près de 200 "gilets s'étaient rassemblés à Pau, place Verdun puis dans les rues de la ville,  150 à Bergerac, à n'avoir pas été rasserénés par les propos du Président de la république avant-hier.
 
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A Bordeaux, le cortège s'est mis en mouvement vers 14h30 place de la Bourse. Ils étaient près de 1500 au départ et peut-être 2000 plus tard dans l'après-midi soit un epu plus nombreux que les derniers samedis.

Ce samedi, la ville n'est semble-t-il pas, comme ce fut le cas la plupart du temps, un point de convergences majeures des protestations.

Les manifestants ont voulu suivre leur routine habituelle en investissant les rues de la ville, mais ont été bloqués aux carrefours stratégiques comme notamment aux abords du cours Victor Hugo. 
Le cortège a alors suivi les berges de la Garonne, occupant dans leur marche les voies réservées aux voitures et bus et occasionnant une forte perturbation de la circulation.

Ils ont poursuivi leur parcours jusqu'aux quais de Paludate, semblant se diriger vers la Rocade mais bifurquant finalement vers Bègles aux alentours de 16 heures.
Vers 17h, une partie du cortège convergeait vers la Victoire quand d'autres se retrouvent  face à face avec les forces de l'ordre vers le secteur Sainte Catherine, cours Victor Hugo...

L'ordre de dispersion est donné aux manifestants vers 17h30.

A Paris

Plusieurs centaines de manifestants, gilets rouges de la CGT et "gilets jaunes" mêlés se sont élancés samedi peu après 13h du boulevard du Montparnasse à Paris.
Une manifestation à l'initiative de fédérations et unions départementales CGT, mais en l'absence du secrétaire général de la confédération, Philippe Martinez, derrière une banderole proclamant: "face à une attaque globale, riposte générale".
    Cette action a aussi reçu le soutien du PCF, du NPA, de personnalités comme la journaliste Aude Lancelin ou la "gilet jaune" Priscillia Ludosky.
    Dans le carré de tête, Amar Lagha (CGT Commerce), s'est montré déçu par l'intervention du président de la République jeudi.

Il n'y a rien eu sur le pouvoir d'achat.
Tant mieux pour les retraités, il est revenu sur la bêtise qu'il a faite. Sinon, silence total sur les cadeaux qu'il a faits aux grands groupes. Ce gouvernement n'a rien apporté. Le cap reste le même, la casse sociale.

    La sénatrice EELV Esther Benbassa, qui a été de toutes les manifestations des "gilets jaunes", a estimé que :

du débat national n'est sortie qu'une souris. C'est bien qu'aujourd'hui nous soyons avec la CGT, parce qu'il faut que le peuple de gauche soit uni. Il y aura aussi le 1er mai pour dire non.

    Des gilets CGT d'Aéroports de Paris, de la CGT chômeurs, des services publics territoriaux parsemaient la manifestation. Certains étaient venus de Roubaix, du  Tarn-et-Garonne ou des Bouches-du-Rhône, encadrés par un
gros service d'ordre CGT. Des "gilets jaunes" étaient également bien visibles au
sein du cortège.
    Brigitte Couderc, secrétaire générale de la CGT commerce de la Gironde, estime pour sa part que:

avec les gilets jaunes, on ne peut pas parler d'alliance, mais on parle de plate-forme commune de revendications, car on en a ras-le-bol de la politique économique et sociale du gouvernement. 

    Cette manifestation, fait figure de "tour de chauffe" avant la grande manifestation unitaire organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef (étudiants) et l'UNL (lycéens), mercredi prochain, le 1er Mai.

Les 5,5 millions de fonctionnaires sont pour leur part appelés à une autre journée d'actions et de grève le 9 mai
contre la réforme de la Fonction publique.
 
    
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