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Gilets jaunes : regain de mobilisation à Bordeaux sans violence

© T.Gardet/F3 Nouvelle-Aquitaine
© T.Gardet/F3 Nouvelle-Aquitaine

Entre 2000 et 2500 personnes ont manifesté ce samedi en opposition aux propositions du président. Cette 24ème mobilisation s'est effectuée sans violence particulière en périphérie du centre-ville bordelais. Seules huit interpellations, douze verbalisations, et un policier blessé légèrement.

Par CB et AFP

Comme chaque samedi ils s'étaient donné rendez-vous place de la Bourse mais n'ont pu défiler dans les rues de la ville protégées par les forces de l'ordre. La manifestation s'est donc déroulée essentiellement sur les quai et en périphérie du centre-ville sans dégradation constatée.

    Le cortège de "gilets jaunes", dont le nombre paraissait avoir doublé depuis samedi dernier (1.500 personnes avaient alors manifesté, selon une source policière), a démarré en scandant : "On est là, on est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là !"

Si certains saluent quelques avancées (citant le minimum retraite ou les effectifs des classes dans les écoles par exemple), pour la plupart, c'est de l'évidence, le discours d'Emmanuel Macron n'a rien changé :

C'est de l'enfumage... Un vendeur de vent.

ou encore :

Je n'attendais rien d'Emmanuel Macron... J'attends qu'une chose, qu'il se tire...

Et sur la forme : 

On essaie de diviser les gens mobilisés... en prenant une pincée, en essayant de distribuer et surtout en faisant illusion...


Les manifestants de tous âges, avec de nombreux quinquagénaires et retraités, ont ensuite déambulé plusieurs heures des quais de Garonne vers la périphérie, jusqu'à la commune de Bègles, où ils ont paralysé quelques instants le trafic routier entrant et sortant dans Bordeaux par le sud.


Regardez le reportage de Gilles Coulon et Pascal Lécuyer.
 
Gilets jaunes : regain de mobilisation à Bordeaux sans violence
Entre 2000 et 2500 personnes ont manifesté ce samedi en opposition aux propositions du président. Cette 24ème mobilisation s'est effectuée sans violence particulière en périphérie du centre-ville bordelais. Seules huit interpellations, douze verbalisations, et un policier blessé légèrement.
 

Centre-ville protégé par la Police

    Un large périmètre du centre-ville, touché par des heurts violents lors de nombreux "actes", est depuis quelques semaines interdit et bloqué par les forces de l'ordre qui répliquent immédiatement avec des gaz lacrymogènes dès que les manifestants tentent d'emprunter ces axes.
    Quelques lacrymogènes ont été également lancés samedi, lors d'une bousculade, lorsque des manifestants se sont introduits quelques instants dans la cour d'un concessionnaire automobile en périphérie, avant d'être refoulés.

Incrédules

Yves, à un an de la retraite, estimait à propos des annonces du président Macron : "Bien sûr, il y a eu quelques avancées, la baisse des impôts, l'indexation des retraites, la retraite minimum. Mais la question qu'on se pose, c'est comment ça va se financer tout cela ?"
    "On s'attend à ce qu'ils reprennent d'une main ce qu'ils donnent d'une autre", dit-il, en ajoutant vouloir aussi protester, de plus en plus à mesure du mouvement, contre les violences policières : "Ce n'est pas La République en marche, c'est la répression en marche", dit-il.
    Pour Mélodie, 28 ans, venue du Lot-et-Garonne avec son compagnon, "on ne peut pas s'arrêter là. De toute façon, ceux qui n'ont rien à perdre, c'est nous". Quant aux annonces, "il y a surtout ce qu'il n'a pas annoncé:  l'ISF, zéro taxe sur les produits de première nécessité, le RIC".


    En fin d'après-midi, le cortège s'est dispersé, après un dernier face-à-face, statique et sans heurts, avec les forces de l'ordre au centre-ville.
    

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