Lacanau : le projet d'un lycée pour “rétablir l'égalité des chances”

Image d'illustration / © Luc Nobout / MAXPPP
Image d'illustration / © Luc Nobout / MAXPPP

Lundi 2 décembre, le maire de Lacanau plaidait devant le Conseil régional le projet d'un lycée "Lacanau médoc". Initié par un collectif de parents, il permettrait de désengorger les lycées du Taillan-Médoc et d'Andernos.

Par Julie Chapman

Comme dans toute la région, la population du Sud-Médoc ne cesse de s'accroître. Les lycées d'Andernos et du Taillan-Médoc sont aujourd'hui saturés, avec près de 40 élèves par classe. Pour les lycéens du secteur, aller à l'école est une épreuve.

"Les jeunes ont des journées de 6 h 30 à 19 h 30, avec des trajets de minimum 2 h. Ils sont épuisés et démotivés", relate Prune Marzat, adjointe au maire de Lacanau à l'éducation. 
 

Initiative parentale


Pour résoudre le problème, un collectif de parents "Lycée Lacanau Médoc" demande la création d'un lycée à Lacanau. Ils ont présenté leur projet jeudi 28 novembre à Prune Marzat et au maire. 

"Le collectif est composé de parents venus de plusieurs villes du coin. Il nous faut mobiliser toutes les forces vives pour que ce projet aboutisse", appelle l'adjointe au maire. Après la construction du collège à Lacanau, en 2013, l'idée d'un lycée a vite germé.

"Le collège devait initialement accueillir 500 élèves. Nous avons dû l'agrandir pour prendre aujourd'hui en charge 575 élèves", détaille Prune Marzat.

Le lycée bénéficierait aux élèves de Lacanau, mais aussi à ceux de Sainte-Hélène, Saumos, Brach, Carcans et Le Temple. 
 


Filière professionnelle


Lundi 2 décembre, en fin d'après-midi, Laurent Peyrondet, le maire de la commune, se rendait au Conseil régional pour plaider en faveur de la création de ce lycée. 

L'établissement serait composé d'une filière d'enseignement générale et technique, mais aussi d'une filière professionnelle en hôtellerie et tourisme ou environnemental, qui s'accompagnerait d'un internat.

"Aujourd'hui, les lycéens font des choix de carrière par défaut, parce qu'ils habitent trop loin des filières qui les intéressent", détaille l'adjointe au maire à l'éducation. 

Il s'agit de rétablir l'égalité des chances.
Prune Marzat

Ce projet semble souligner les inégalités d'éducation en France, révélées par l'enquête PISA, parue aujourd'hui. 
 

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