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Logement : les loyers plombent les budgets étudiants

A l'heure où les étudiants font leur rentrée à Bordeaux, certains d'entre eux n'ont toujours pas trouvé de logement. La ville séduit les salariés, mais pour les jeunes l'offre immobilière ne correspond pas a la demande. Surtout avec un petit budget et des loyers qui augmentent. / © FTV
A l'heure où les étudiants font leur rentrée à Bordeaux, certains d'entre eux n'ont toujours pas trouvé de logement. La ville séduit les salariés, mais pour les jeunes l'offre immobilière ne correspond pas a la demande. Surtout avec un petit budget et des loyers qui augmentent. / © FTV

Vivre à Bordeaux devient de plus en plus difficile pour de nombreux étudiants. Une étude de l'UNEF France révèle que les prix repartent à la hausse dans la capitale girondine. Le syndicat étudiant pointe du doigt les loyers mais aussi les transports.

Par Christine Le Hesran

Loyers trop élevés, transports en commun onéreux: le coût de la vie continue d'augmenter pour les étudiants à quelques semaines de la rentrée universitaire, s'inquiète l'Unef dans son rapport annuel de pré-rentrée. Étudier en 2018-2019 coûtera 1,31 % plus cher que l'an dernier, où les prix avaient déjà augmenté de 2,09 %, selon les chiffres du syndicat étudiant. 

Bordeaux se classe 12e sur 40 villes passées au crible, avec un coût de la vie moyen de 886,58 euros par mois pour les étudiants, soit une hausse de 2,4%. Cette année ce sont les loyers qui augmentent. Difficile à supporter pour les étudiants qui avaient déjà subi des hausses répétées du coût des transports ces dernières années. D'autant que le loyer, représente 54% du budget des étudiants, la plus forte dépense.

Dans le classement spécifique des loyers, Bordeaux occupe aussi la 12e place, à égalité avec Marseille, avec une moyenne de 488 euros par mois. Un problème du prix qui se greffe à celui du manque de logement de petite surface.

La région possède une aide d’avance au premier loyer pour le mois de septembre, mais elle demeure insuffisante pour les étudiants, tant les loyers dépassent la moyenne nationale. Le syndicat demande ainsi à la ville de Bordeaux appliquer l’encadrement des loyers.

Concernant les transports, après deux années consécutives de hausse, les tarifs se stabilisent cette année à 230,4 euros, restant dans la tranche élevée du coût des transports toutes régions confondues. Bordeaux est à la 19e place du classement, entre Clermont-Ferrand et La Rochelle. 

Les revendications
 

Dans le domaine des transports, l’UNEF espère la généralisation d’un demi-tarif étudiant dans l’ensemble des villes universitaires ainsi qu'un tarif boursier moins élevé pour aider les étudiants les plus précaires à accéder aux transports en commun.

Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, le syndicat réclame notamment la revalorisation de 20% des bourses et des APL - gelées en 2018 - et l'élargissement du système d'aides alors que 73,5 % des étudiants en sont exclus selon l'Unef.

Pour financer ces dépenses, 12 % des étudiants ont recours à un prêt, d’un montant moyen de 10.000 euros, selon l’Unef. Et près de 50 % d’entre eux occupent un emploi pendant l’année scolaire, dont 30 % à temps plein.

« La moitié de ces jobs n’ont aucun rapport avec les études et mettent en concurrence le temps passé à travailler et celui passé à étudier », selon le syndicat, qui souligne « qu’avec un étudiant sur 2 qui échoue en licence, le salariat étudiant se place en tête des causes de cet échec ».

Limoges , ce bon élève

Elle peut se targuer d'occuper la dernière place du classement. Limoges est donc la ville la moins chère de la rentrée 2018.
Le loyer moyen y est de 334 euros par mois (en diminution), comptez 90 euros par an pour se déplacer.

Du côté des aides financières directes, entre 360 et 590 euros par mois pour les stages à l’étranger. La ville propose également de 100 à 300€ d’avance du premier loyer ainsi que le dispositif “Sac Ados” pour voyager (comme à Bordeaux), une aide à la mobilité régionale avec des tarifs entre 4 et 19 euros.

Les étudiants les plus précaires peuvent aussi compter sur une aide alimentaire sous forme de tickets restaurant universitaire de 130 à 250 euros.

Pour approfondir le sujet lisez l'interview de la présidente de l'UNEF, Lilâ Le Bas sur le site de France Info.
 

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