#MeToo : à Bordeaux, un rassemblement contre les violences faites aux femmes

Publié le Mis à jour le
Écrit par M.K avec Maria Laforcade
© F3A

Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le sexisme, le collectif bordelais pour le droit des femmes avait appelé à un rassemblement place de la Comédie.  Plusieurs centaines de femmes ont répondu à l'appel.

"Non à la culture du viol", "#Me Too, toutes et tous ensemble" "le machisme tue", les messages s'affichaient sur les banderoles et autocollants des personnes rassemblées place de la Comédie à Bordeaux ce 25 novembre.

 

Trois-cents personnes ont répondu présent


Quelques semaines après le scandale Harvey Weinstein, le géant d'Hollywood accusé de violences sexuelles, la parole des femmes victimes d'agression, harcèlement et violences sexuelles continue de se libérer. C'est dans ce contexte que le collectif des Droits des femmes a appelé à des rassemblements ce samedi dans plusieurs grandes villes de France. A Bordeaux, environ 300 femmes ont répondu présent à l'appel, lancé bien avant la déferlante #BalanceTonPorc, assure Monique Nicolas, membre du Collectif bordelais pour le droit des femmes.
 

 On travaille beaucoup sur les violences conjugales, on rappelle le nombre de femmes décédées, mais la violence ce n'est pas que ça. Les violences faites aux femmes elles sont partout. Dans les espaces privés, publics, au travail, dans la rue…
 
Cela va de la plus infime réflexion sur l'apparence ou le comportement jusqu'au viol ou au meurtre.
 

Voir le reportage de France 3 Aquitaine

 
Rassemblement contre les violences faites aux femmes à Bordeaux



Les engagements d'Emmanuel Macron


Ce rassemblement a eu lieu quelques heures après que le président Emmanuel Macron s'est engagé contre les violences faites aux femmes et a décrété l'égalité entre les sexes "grande cause du quinquennat".
 
 
Lors d'un discours prononcé devant des associations et des personnalités, Emmanuel Macron a annoncé la création d'un "délit d'outrage sexiste". Il s'est également engagé sur le rallongement de la durée de prescription des viols sur mineurs, qui passerait de vingt à trente ans.
 

Quelques jours après l'acquittement d'un homme accusé de viol, sur une enfant de onze ans au motif que le critère de non-consentement n'était pas établi, le président s'est dit favorable à l'idée de fixer à 15 ans l'âge de consentement minimum à un acte sexuel, en dessous duquel il est considéré comme un viol.
 
Des engagements salués par les associations féministes qui ont néanmoins pointé du doigt des moyens insuffisants.




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