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Nicolas Florian et douze autres maires de France réclament des places d'hébergement pour les migrants

Nicolas Florian, maire de Bordeaux, était l'invité du 19/20 en Aquitaine ce lundi 24 juin. / © FTV
Nicolas Florian, maire de Bordeaux, était l'invité du 19/20 en Aquitaine ce lundi 24 juin. / © FTV

Les maires de treize villes, dont Nicolas Florian le maire de Bordeaux,  dénoncent la "situation indigne" des migrants en France et réclament des places d'hébergement supplémentaires à l'Etat. Ils se sont exprimés dans une lettre adressée mercredi aux ministères de l'Intérieur et du Logement.

 

Par MK avec AFP



"Nous devons construire collectivement une réponse au défi que pose l'accueil des réfugiés en France. C'est pourquoi nous vous demandons de nous recevoir afin d'échanger sur le dispositif d'accueil et d'orientation des migrants", demandent les élus.


Depuis la fin de la trêve hivernale fin mars, plusieurs évacuations de campements de migrants ont eu lieu dans le nord de Paris. A chaque fois, plusieurs centaines de personnes ont été prises en charge.

 

La situation est inacceptable

"Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un engorgement des centres d'hébergement de migrants. (...) La situation est inacceptable (...). On est au bout du rouleau", a dénoncé la maire de Paris Anne Hidalgo lors d'une conférence de presse mercredi aux côtés de plusieurs élus signataires.
 

Soutien des associations

Les signataires sont les maires de Paris, Lille, Bordeaux, Saint-Denis, Aubervilliers, Rennes, Troyes, Metz, Toulouse, Strasbourg, Nantes, Grenoble et Grande-Synthe.
Plusieurs associations venant en aide aux migrants, comme France terre d'Asile, Emmaüs France ou l'Armée du Salut, ainsi qu'une association de riverains Vivre au 93 Chapelle étaient également présentes pour soutenir cet appel.

 

Donnez-nous des places, on saura les remplir

 

"Nous, les villes, sommes engagées pour l'accueil des migrants, mais ce qui nous manque ce sont des places d'hébergement. Donnez-nous des places, on saura les remplir", a demandé Emmanuel Carroz, adjoint au maire de Grenoble.
 

Le 'Dublinage' en question


"Il faut mettre fin au 'dublinage' (application du règlement Dublin qui délègue la responsabilité de l'examen de la demande d'asile d'un réfugié au premier pays qui l'a accueilli, ndlr). On oblige des gens à revenir dans leur pays d'arrivée. On sait sur le terrain que ce n'est pas possible" a également demandé Marie-Aimée Peyron, bâtonnier de Paris, qui soutient cet appel.




Près de 700 tentes occupées par des migrants sont installées à Paris, soit entre 800 et 1.475 personnes, selon un comptage réalisé par l'association France terre d'asile le 19 avril.

 En 2017, on estimait que le nombre de jeunes migrants arrivés en Gironde avait été multiplié par deux en trois ans avec plus de 3000 dossier traités dans l'année.
 

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