Rodéo urbain à Bordeaux : un motard francilien en garde à vue, des invitations lancées sur Snapchat ?

Dans la nuit de vendredi à samedi, entre 150 et 200 motards ont déboulé à Bordeaux pour un rodéo urbain aux alentours de 22 heures autour de la rue Lucien Faure, au grand dam des riverains gênés par les nuisances sonores. Un motard a été interpellé, il est toujours en garde à vue ce dimanche. 
Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © juangatito via Pixabay
Le motard interpellé vendredi soir alors qu'il participait à un rodéo urbain à Bordeaux et qu'il avait refusé de se soumettre à un contrôle de police est toujours en garde à vue ce dimanche matin.
 

 
Des invitations sur snapchat ? 


D'après les premiers éléments de l'enquête de police, il semblerait que le rassemblement ait été organisé sur le réseau social Snapchat, à l'initiative de motards bordelais.

Les "riders" qui ont arpenté la rue Lucien Faure seraient originaires "d'un peu partout" en France, comme le motard interpellé, qui est originaire de région parisienne. 

Ce n'est donc pas le même phénomène que les habituels rodéos urbains que déplorent par exemple les habitants de Lormont. 
 

Rodéos urbains : une nouvelle loi plus répressive 


Depuis une nouvelle loi du 3 août 2018, les rodéos urbains sont passibles d'un an de prison et 15 000 euros d'amende, des peines doublées lorsque les rodéos sont commis en réunion, ce qui est souvent le cas.

La loi définit les rodéos comme "le fait d'adopter, au moyen d'un véhicule terrestre à moteur, une conduite répétant de façon intentionnelle des manœuvres constituant des violations d'obligations particulières de sécurité ou de prudence prévues par les dispositions législatives et réglementaires du présent code dans des conditions qui compromettent la sécurité des usagers de la route ou qui troublent la tranquillité publique". 

Les participants aux rodéos peuvent également se voir confisquer leur véhicule, ainsi que suspendre, voire annuler leur permis de conduire. 

Un mois après l'entrée en vigueur de cette loi, la ministre Jacqueline Gourault indiquait à 20 minutes que 30 infractions avaient été déjà constatées en France, dont une condamnation à six mois de prison fermes. 
 
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