Semaine de la Presse à l'école : que pensent les ados de l'info ?

S'informer pour comprendre le monde, c'est le thème de l'édition 2021, à partir du 22 mars. Et pour comprendre le monde qui les entoure, les élèves doivent plus que jamais apprendre à s'informer en exerçant leur esprit critique. Comment font-ils ? Question posée à des lycéens de La Réole en Gironde

Les lycéens de La Réole en Gironde nous livrent leur perception de l'info.
Les lycéens de La Réole en Gironde nous livrent leur perception de l'info. © Sarah Paulin

"Le combat des femmes, le racisme, tout ce qui pourrait nous toucher personnellement, ou des membres de ma famille ou nos copines. " Millie, 15 ans, s'intéresse de près aux discriminations. Reflet de sa génération.  
Nous avons rencontré des élèves de seconde du lycée Jean Renou de la Réole dans le sud Gironde pour savoir comment ils s'informent, ou pas. Quels sont les thèmes qu'ils recherchent et leur moyen de s'informer ? 

" On a besoin de s’informer autour de nous de ce qui se passe pour pouvoir aussi vivre et appréhender les choses qui peuvent nous attendre dans les jours à venir." témoigne Leïla, lycéenne. Louis, également élève de seconde : "Pour se confronter à la vie réelle." Se confronter chacun ou chacune à sa mesure, à son rythme.  

On est dans une société où il y a plein de problèmes. Donc je pense que c’est très important de pouvoir savoir et de se construire une opinion.

Millie, lycéenne de La Réole

Du sport, de la musique mais pas que

Le sport, la musique, les séries, les dramas, les influenceurs sont au top de l'actualité des adolescents. Mais Lucas suit aussi l'autre thème qui s'impose dans l'actualité depuis un an. 

Ce qui se passe en ce moment sur le coronavirus pour savoir comment ça va évoluer dans les mois qui arrivent, même dans les jours. Pour savoir si le lycée va fermer, si on fera une semaine sur deux ou pas.

Lucas, lycéenne à La Réole

Etienne, élève de quatrième au collège Cassignol de Bordeaux s'intéresse à l'environnement et la politique. Il suit l'actualité sur les réseaux comme tous les ados, mais aussi en regardant les journaux télévisés de France 2 et France 3 le soir, avec ses parents. 

Leïla est sensible à tout ce qui parle d'injustice : "Les sensibilisations au niveau du racisme, de l’homophobie, de la justice. Je trouve que c’est bien de s’informer dessus et de pouvoir comprendre certaines choses." 

Selon son histoire personnelle, l'élève va orienter ses recherches sur ses centres d'intérêts. Alsmamy cherche l'information sur les génocides, sur le Congo le pays de ses origines. Et comme beaucoup d'entre eux, le sport. Pour Alsamamy c'est le foot. Son rêve : être journaliste sportif. 

Marie aussi est soucieuse des injustices et elle est touchée par la situation des Ouïghours et le sort qui leur est fait en Chine. Elle trouve bien dommage que les médias en parlent durant une période, puis plus rien. Elle aimerait être davantage et régulièrement informée de leur situation, son évolution. Évidemment aussi pour ne pas qu'on les oublie. "Pour moi, c’est important dans le sens où plus on s’informe, plus on a une sorte de culture. On peut savoir ce qui se passe dans le monde parce que ça nous touchera forcément." Et peut avoir des répercussions sur ce qui se passent autour de nous.

Marie-Ketsia pense d'ailleurs que les médias peuvent encore mieux faire sur ces sujets qui les préoccupent .

Les injustices, le racisme, le féminisme, l’homophobie. Il faut en parler pour plus sensibiliser.

Marie-Keltia - élève de seconde lycée de La Réole -

 

Les lycéens de seconde à La Réole dans le Sud Gironde nous parle de l'info : comment s'informent-ils ? A propos de quoi ?
Les lycéens de seconde à La Réole dans le Sud Gironde nous parle de l'info : comment s'informent-ils ? A propos de quoi ? © Sarah Paulin


La domination des Réseaux sociaux comme source d'information

Les réseaux sociaux ont gagné pour l'heure la campagne de l'information auprès des jeunes. Tous, sans exception, y font référence quand il s'agit de suivre l'actualité. 

Alsmamy a ses réflexes bien ancrés auprès des réseaux de sa génération : "On peut aller sur internet, sur Instragram ou Tweeter pour s’informer sur des choses que l’on sait pas parce qu’on n’en parle pas beaucoup."

"Je pense qu'il faut filtrer, voir le type d'information et surtout les personnes qui les diffusent. Certaines personnes peuvent détourner les images et de part des montages les modifier". prévient Louis qui reste prudent. "Ça m'arrive quand l'information m'intéresse de me renseigner sur des sites officiels."
 
Comment s'y retrouver dans cette masse d'information qui nous est proposée ? Et surtout comment ne pas se faire prendre aux pièges des fausses informations, les fakes. Marie applique les recommandations. 

Je fais attention à quel compte va diffuser quelle information, les sources du compte et surtout si vraiment l’information est importante je vais aller vérifier si plusieurs plateformes disent la même chose.

Marie - lycéenne de seconde au lycée de La Réole -

Et puis il reste aussi les journaux que Millie consulte pour être sûre. Elle fait confiance à quoi ?  : "Aux journaux que mes parents lisent ou des pages assez fréquentées pour savoir qu’ils disent disent des choses justes." Lucas n'est pas dupe : "Je fais plutôt confiance à ce qui touche à la télé en général. C’est surtout sur les réseaux sociaux qu’il y a tendance à avoir le plus de fakes."

Les réseaux sûrement mais les sujets de société ont toute leur place à la télé et sont plébiscités par les jeunes comme en témoigne Leïla qui attend ces débats de ces médias : "Je pense que des fois à la télé, on ne parle pas assez de certaines causes qu’il y a dans le monde et on est beaucoup plus informé sur les réseaux sociaux. Du coup, je pense que ce serait mieux d’aborder ces thèmes là, de racisme et homophobie, avec des journalistes sur les plateaux télé" 

La parole est aux lycéens de La Réole > 

Que pensent les lycéens de La Réole de l'information ?

La vidéo super star 

Alors vidéo, audio, texte ? Incontestablement, les adolescents convergent tous vers le même choix. Marie est comme tous plus adepte des vidéos que du texte par exemple."Personnellement, plus les vidéos, dans le sens où les témoignages, on va plus avoir l’impression que c’est visé. Quand la personne parle, on est directement plus concentré  et on va avoir tendance à mieux comprendre." 

Et Millie " Je vais plutôt regarder une vidéo mais autrement ce que j’aime beaucoup, c’est les posts. Donc une photo avec un long texte. Ça ne me dérange pas de lire."

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
semaine de la presse et des médias à l'école économie médias