Un médecin radié interpellé dans un trafic international de médicaments falsifiés découvert en Gironde

Illustration / © F. Clapeau
Illustration / © F. Clapeau

Plusieurs centaines de patients français et étrangers se sont tournés vers le médecin radié et suivaient un traitement leur coûtant environ 400 euros par mois. Trois personnes ont été interpellés et mises en examen vendredi 27 septembre. 

Par Christine Le Hesran

C'est un signalement qui a mis les enquêteurs sur la piste de ce trafic de médicaments falsifiés. Un médecin frappé d'une interdiction définitive d'exercer  était à la tête d'un laboratoire pharmaceutique qui a pignon sur rue en Gironde. Les gendarmes ne peuvent préciser où pour l'heure car l'enquête est en cours. Le Commandant Elinor Boularand du Sirpa gendarmerie précise : " Il est soupçonné d’entretenir, sous couvert de ses recherches, une activité illégale reposant sur des analyses médicales de patients atteints de maladies neurodégénératives et la prescription de médicaments non autorisés sur le marché, par le biais d’une officine italienne.

C'était un traitement expérimental qu'il vendait comme étant efficace. Les malades ont parfois recours à ce type de traitement quand ils ne savent plus quoi faire.
Commandant Elinor Boularand – Officier Presse - SIRPA


Après six mois d'enquête, l'interpellation de trois personnes s'est faite sous bonne garde. Mercredi 25 septembre, sous la direction d'un magistrat instructeur du Pôle Santé Publique du TGI de Paris, et d'une trentaine de gendarmes de l'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique avec le concours de la section de recherches de Bordeaux et du groupe interministériel de recherches (GIR) de Bordeaux ont procédé à 3 interpellations et conduit des perquisitions dans le cadre d’une affairede trafic international de médicaments falsifiés. Ils étaient d'ailleurs accompagnés de médecins, de pharmaciens et d’assistants spécialisés. 
La femme du PDG, gestionnaire d'une association qui travaillait avec ce laboratoire, fait partie des interpellés. 

Un traitement à 400 euros par mois

Des perquisitions avec saisies ont été effectuées simultanément sur plusieurs sites, aux domiciles des gardés à vue, dans le laboratoire et dans les locaux de l’association. 
Après 48 heures de garde à vue, les trois personnes interpellées ont été présentées au magistrat instructeur au TGI de Paris en vue de leur mise en examen.
Au total, plusieurs centaines de patients français et étrangers se sont tournés vers le médecin radié et suivaient un traitement leur coûtant environ 400 euros par mois.
L'enquête se poursuit avec l'exploitation des nombreux éléments recueillis au cours des perquisitions.


 

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