Vaccin contre le Covid-19: une troisième dose bien difficile à trouver

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Écrit par MK
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Dans les centres de vaccination ou les pharmacies, il faut parfois patienter jusqu'au mois de mars pour trouver un créneau disponible au rappel de vaccin. Consciente du problème, l'Agence régionale de Santé promet de "muscler" son offre dans les prochains jours.

Depuis le 25 novembre, c'est la cohue. Il avait suffit de quelques mots, prononcés par le ministre de la Santé Olivier Véran : "le rappel vaccinal sera ouvert à tous les adultes, âgés de 18 ans et plus, dès cinq mois après leur première injection. (…) Il reste 19 millions de Français, à date, qui deviennent éligibles après le rappel de vaccination, et que nous invitons donc à se faire vacciner dans les deux prochains mois".

Pas de créneau en ligne

Dix-neuf millions de Français qui devront donc, s'ils souhaitent conserver la validité de leur pass sanitaire, se faire vacciner avant le 15 janvier, dans la mesure ou un délai de cinq mois après la deuxième dose (ou quatre semaine après la dose unique de Janssen) a été respecté.

Soit. Mais dans la pratique, pour ceux qui désirent obtenir ce rappel, c'est un peu plus compliqué. Ce 6 décembre, le site Vitemadose indique un seul créneau disponible dans un rayon de 50 kilomètres autour de Bordeaux, pour un rappel de Moderna uniquement. Jusqu'à fin décembre, un ou deux créneaux maximums semblent disponibles chaque jour, sur l'ensemble du département.

Une situation qui se répète dans tous les départements d'Aquitaine : il est quasiment impossible de réserver en ligne un créneau pour une troisième dose de rappel.

"A nous de muscler notre offre"

La demande s'est très fortement accentuée après les annonces d'Olivier Véran. Jusqu'à présent, seuls les plus de 65 ans ou personnes présentant des comorbidités étaient concernées par ce rappel. 
Désormais, ce sont tous les adultes de plus de 18 ans qui se cherchent un créneau, alors que, faute d'activité, de nombreux centres de vaccination avaient réduit leurs amplitudes horaires.

"Les gens se sont précipités à nouveau pour prendre des rendez-vous. C'est très bien, mais, à nous désormais de muscler notre offre de vaccination", reconnaît Catherine Le Mercier, directrice adjointe de l'ARS Gironde.

Des stocks de vaccins suffisants

Point rassurant, aucune pénurie de vaccin n'est à prévoir, assure l'ARS. 
Sur le département de la Gironde, les besoins pour les centres de vaccinations et les professions libérales ont été estimés entre 80 000 et 100 000 doses hebdomadaires.
 "C'est beaucoup, car cela couvre l'ensemble de la population susceptible d'être vaccinée, même si une bonne partie des plus de 65 ans a déjà fait son rappel", poursuit Catherine Le Mercier.

Des doses qui sont administrées aux deux tiers dans des centres ou hôpitaux, le dernier tiers restant aux pharmaciens et aux médecins libéraux. Pour des raisons logistiques, "le Moderna ira plutôt dans le centre de vaccination, et le Pfizer ira plutôt chez les professionnels libéraux", explique la représentante de l'ARS dans le département. A noter que le vaccin Moderna n'est pas recommandé pour les patients de moins de 30 ans.

De nouveaux centres de vaccination dans Bordeaux Métropole 

S'il n'est pas prévu de rouvrir les méga vaccinodromes du parc des Expo ou du Pin Galant, un nouveau centre de vaccination a ouvert ses portes à Auchan Lac. D'autres devraient voir le jour très prochainement dans la métropole : à Mérignac, dans le quartier Mériadeck ou encore, mi-décembre, au niveau des Hangar 18, sur les quais de Bordeaux.

Quant aux centres pré-existants "ils augmentent leurs amplitudes d'ouverture, et certains offrent de nouveaux créneaux les samedi et dimanche", assure Catherine Le Mercier.

Si de nouveaux rappels sont autant recommandés, c'est que la vaccination apparaît toujours comme la meilleure protection contre les formes graves du Covid-19. "On a aujourd'hui 700 patients hospitalisés en Nouvelle-Aquitaine, dont moins d'une centaine en réanimation", explique Benoît Elleboode, directeur de l'ARS Nouvelle-Aquitaine.

Sans la vaccination, avec un taux d'incidence tel qu'il est, on serait à 7 000 patients hospitalisés, et entre 800 et 900 patients en réanimation.

Benoît Elleboode, directeur de l'ARS Nouvelle-Aquitaine

France 3 Aquitaine

Dans la région Nouvelle Aquitaine, plus de 300 000 doses sont commandées par les centres de vaccinations et les professions libérales chaque semaine, avec un objectif : vacciner les quelque 2 millions de Néo-Aquitains éligibles, d'ici le 15 janvier. 

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