• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

[ Dimanche en politique ] Les intempéries : comment faire face en viticulture ?

Dans les vignes de Vaux-Rouillac, l'orage de grêle a causé d'importants dégâts. / © Bruno Pillet, F3 Poitou-Charentes
Dans les vignes de Vaux-Rouillac, l'orage de grêle a causé d'importants dégâts. / © Bruno Pillet, F3 Poitou-Charentes

Dimanche en politique se penche sur les solutions pour faire face à ces intempéries à répétition qui n'épargnent pas la viticulture. Si nous ne pouvons rien faire pour empêcher la grêle et les orages, que doivent faire les décideurs politiques et les professionnels ? 

Par Christine Le Hesran

Tous font le même constat : les effets des changements climatiques sont là, annoncés, et terribles.

La sénatrice de Gironde Nathalie Delattre a pris la co-présidence de l'Association Nationale des Elus de la Vigne et du vin. Elle plaide pour des mesures simples, et qui ne coûteront aucun argent public.

Nous sommes dans le vif du sujet des changements climatiques. Chaque année, nous aurons quelque chose.


La sénatrice de Gironde Nathalie Delattre demande instamment : " Il faut que l'Etat nous aide pour les assurances."

Les années où nous pouvons avoir un peu de bénéfice, il faut mettre de côté pour consituter une cagnote, ni taxée fiscalement et socialement.


Hervé Grandeau, Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, est fataliste sur la nature, mais envisage la solution :

Les solutions sont dans l'assurance. Il n'y a rien à faire, la nature est plus forte que ce que l'on peut faire en politique. Il faudra vivre avec et s'organiser.



Pour Benoît Simian, député de Gironde LREM, il faut travailler aux solutions du futur.

Oui, notre planète brûle.


Plusieurs jours après le passage de ce terrible orage, Jean Dominique Chateau, chef de culture dans le sud Médoc gravement impacté, n'aura pas de visibilité sur ses vignes avant le printemps 2019.

On redémarre des travaux de taille au premier juin, je n'ai jamais connu ça.

On n'avait pas d'assurance. On a perdu 100 %.


Il réclame une mesure importante : "le volume complémentaire individuel, pour produire un peu plus quand la nature est généreuse. " et donc mettre de côté pour les moments difficiles à passer.


Etonnement de Benoît Simian nouveau député qui a découvert que "30 % seulement des viticulteurs sont assurés"

Nathalie Delattre, sénatrice et elle-même viticultrice, lui apporte l'explication : " Pas d'assurance, parce que ce n'est pas rentable."

Pour Hervé Grandeau représentant la profession, l'heure est à l'évolution. "L'épargne climatique est un outil de demain."

Suivez les solutions avancées par les invités de Dimanche en politique pour venir en aide aux viticulteurs et préparer l'avenir.

Après les intempéries, que faire ?

 

Sur le même sujet

Les médias : pour qui pour quoi comment ?

Les + Lus