Gironde : BlueCub ferme ses antennes pour se concentrer sur la fabrication de batteries électriques

Publié le Mis à jour le
Écrit par Julie Chapman .

BlueCub, c’est fini ! L'entreprise d’autopartage ferme ses deux antennes girondines au 31 août, pour mieux se concentrer sur la fabrication des batteries électriques. 

Ils étaient présents sur la métropole girondine depuis six ans. Au total, en 2020, BlueCub comptait 5 300 abonnés pour une flotte de 147 voitures et 74 stations en Gironde. “Grâce à vous, c’est au total plus de 3 600 000 km parcourus ensemble”, remercie BlueCub, dans un communiqué adressé aux utilisateurs.

 

Plus d’antenne en France

Un merci qui signe pourtant l’arrêt des antennes bordelaises, à Bordeaux et Arcachon, et lyonnaises. Au 31 août, BlueCub n’aura donc plus de présence en France. 



En cause, une faible rentabilité, accrue par la crise sanitaire. “Malgré tous nos efforts depuis désormais plus de six ans, le manque de rentabilité du service, situation accentuée par la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, nous amène à prendre cette difficile décision”, explique l’entreprise du groupe Bolloré.L’entreprise n’était pas délégataire de Bordeaux, contrairement à Paris ou Lyon. Sans aide, elle a donc dû faire face à la crise, au même titre que les autres. 



Mais les difficultés ont en réalité commencé à poindre lors de la fermeture, en 2018, de leur marché parisien, le plus grand au monde en matière d’autopartage. Les économies d’échelle ont alors disparu.

 

Retour aux sources

Pour l’heure, le groupe a décidé de se recentrer sur son cœur de métier : les batteries électriques LMP (Lithium Méthane Polymère) conçues sans terres rares et produites en Bretagne. “On arrête l’autopartage à Lyon et Bordeaux, mais on ne se désengage pas de la mobilité propre”, assure BlueCub. Ces batteries équipent notamment des bus parisiens, bruxellois ou encore rennais.Quant à ses stations, BlueCub laisse la porte ouverte à Bordeaux Métropole sur leur avenir. À Lyon, la métropole a décidé de les racheter pour son service de réseau de parkings.  Les voitures, elles, ne seront pas abandonnées. L’entreprise leur imagine un futur similaire à celui de leurs alter ego parisiens : elles ont été rachetées par des privés qui les ont ensuite revendues à des particuliers. 



 
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