Haute-Vienne : 18 mois de prison avec sursis requis contre un pompier de Pierre-Buffière accusé d'agressions sexuelles

Ce vendredi 4 décembre, la procureure de la République a requis 18 mois de prison avec sursis contre un pompier de Pierre-Buffière (Haute-Vienne), accusé d'agressions sexuelles sur de jeunes collègues.
De dos, le colonel du SDIS 87 et de face, le chef de centre de la caserne de Pierre-Buffière, ce vendredi 4 décembre au tribunal correctionnel de Limoges.
De dos, le colonel du SDIS 87 et de face, le chef de centre de la caserne de Pierre-Buffière, ce vendredi 4 décembre au tribunal correctionnel de Limoges. © Isabelle Rio/France3 Limousin
Dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis, ce vendredi 4 décembre, contre un pompier de 36 ans accusé d'agressions sexuelles. Entre 2018 et 2020, cet ancien adjudant chef et formateur à la caserne de Pierre-Buffière (Haute-Vienne) s'est adonné à des attouchements sexuels sur quatre jeunes pompiers volontaires, dont un âgé de 17 et 8 mois au moment des faits.

Les faits se sont en grande partie déroulés dans un cercle privé, au détour de fêtes organisées entre collègues. "J'avais l'alcool amoureux", a-t-il essayé de se justifier avant d'expliquer que la boisson lui permettait d'oublier "son mal-être" du fait de ses orientations sexuelles.
 
A la fin de ces soirées alcoolisées, il proposait aux jeunes de rester dormir chez lui. Les aggressions se sont aussi déroulées à l'occasion de week-ends, auxquels certains de ces jeunes ont accepté d'être invités.

Le jugement le 8 janvier prochain

Dans la procédure, il est décrit comme un professionnel sympathique, "dévoué" et "investi". Lors de l'audience, il a dit avoir pleine conscience que ses actes sont condamnables mais qu'il n'avait pas cette conscience au moment des faits. Il a également regretté ses gestes avant de s'excuser. Il a expliqué que ce qu'il appelle être des mains baladeuses était dans l'esprit potache de la caserne et ce qu'il avait lui-même connu lors de son intégration, il y a 18 ans.

Le portrait du pompier exemplaire n'est pas celui des victimes qui le décrivent davantage comme quelqu'un d'"étouffant" avec un "caractère psychorigide". Le rapport psychologique met en avant une personnalité "narcissique" avec "une immaturité affective".

Suite à cette mise en cause, le SDIS87 l'avait suspendu de toute activité avec effet immédiat. Ce vendredi 4 décembre, la procureure a requis 18 mois de prison avec sursis ainsi qu'une interdiction définitive d'être pompier et une interdiction d'activité en rapport avec des mineurs pendant 10 ans. Le jugement est attendu le 8 janvier prochain.
 
Procès d'un pompier volontaire du SDIS 87
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