Dépistage massif de la Covid-19 : pourquoi pas à Limoges ?

Au Havre et à Charleville-Mézières, un dépistage massif de la Covid-19 auprès des habitants a débuté lundi. La ville de Limoges, elle, n’est pas concernée par cette campagne de test de grande ampleur.

Limoges n'est pas encore concernée par une campagne de dépistage massif de sa population.
Limoges n'est pas encore concernée par une campagne de dépistage massif de sa population. © ALAIN JOCARD / AFP

Depuis lundi 14 décembre, une campagne de dépistage massif de la Covid-19 a commencé au Havre (Seine-Maritime) et à Charleville-Mézières (Ardennes). Une autre sera réalisée à Saint-Etienne (Loire) et à Roubaix (Nord) début janvier 2021. "A ce stade Limoges n’est pas concernée" par un dépistage massif de sa population, déclare François Négrier, directeur de l’ARS en Haute-Vienne. "Après, si les collectivités veulent s’engager dans cette direction, elles le peuvent. Mais nous, à l’ARS, nous n’avons pas de tests à disposition", souligne-t-il.

"Ce sont dans des endroits où il y a eu des taux très peu favorables", poursuit le directeur de l’agence de santé pour expliquer le choix de ces villes d'effectuer ce dépistage de grande ampleur. En effet, les taux d’incidence sont plus importants que ceux de la Haute-Vienne dans les départements concernés par cette campagne. Le taux d’incidence dans les Ardennes s’élevait à 300 cas sur 100 000 habitants en début de semaine contre un taux de 115 en Haute-Vienne, début décembre. De son côté, l'Agence régionale de Santé de Normandie, avait souligné que "l'agglomération du Havre a enregistré la plus forte incidence en Normandie durant la seconde vague et présente des caractéristiques adaptées à l'expérimentation en termes de taille démographique et de diversité géographique". 

Si Limoges est moins impactée et donc pas encore concernée par cette campagne, "la situation peut évoluer", rappelle le directeur de l’agence de santé de Haute-Vienne.

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