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Un jeune diabétique engagé dans une course de plus de 2000 kilomètres de passage à Limoges

Hakaroa et son père sont partis de Dunkerque le 2 juillet 2018 pour parcourir 2004 kilomètres. / © Margaux Blanloeil
Hakaroa et son père sont partis de Dunkerque le 2 juillet 2018 pour parcourir 2004 kilomètres. / © Margaux Blanloeil

Un jeune diabétique de type I s'est lancé dans une course de 2004 kilomètres pour sensibiliser sur sa maladie. Avec son père, il est parti de Belgique et traverse la France pendant 6 semaines à pied et à vélo pour rejoindre l'Espagne. Ils étaient de passage à Limoges mardi 24 juillet 2018.

Par Thibault Marotte

Forrest Gump n'a qu'à bien se tenir. Depuis le 2 juillet 2018, Harakoa Vallée, un jeune garçon diabétique s'est lancé dans un défi fou avec son père : parcourir 2004 kilomètres à pied et à vélo depuis la Belgique jusqu'en Espagne pour sensibiliser la population sur le diabète de type I. "2004 kilomètres, c'est un petit clin d'oeil à mon année de naissance. En tout, nous allons avoir 42 étapes à franchir", détaille le jeune garçon de 13 ans. 

Ils étaient de passage à Limoges mardi 25 juillet 2018 après un départ depuis Poitiers. Au total, pour cette étape, père et fils auront couru 20 kilomètres et parcouru 59 kilomètres à vélo. 
 

Le diabète de type I, encore méconnu

Il y a deux ans, ce jeune garçon était diagnostiqué diabétique de type I après avoir été plongé dans le coma. Depuis, il a lancé avec ses parents une association. C'est même lui qui a trouvé le nom de la structure : DID, pour Diabétiques Insulino Dépendants. "C'est d'abord une défi sportif, une aventure familiale. Mais c'est aussi pour informer sur ma maladie", indique Harakoa Vallée.

Car la distinction entre les deux types de diabète n'est pas toujours claire. "Ce sont deux origines totalement différentes et deux moyens de détection différents", explique le jeune coureur. Le diabète de type I ou diabète insulino-dépendant, se déclare souvent sans prévenir chez les jeunes. Il n'existe pas de remède encore connu.

C'est une maladie auto-immune, le pancréas se met à stopper la production d'insuline censée réguler le taux de glucose dans le sang. C'est avec des injections d'insuline que les diabétiques de type I contrôlent leur corps. Mais cela ne suffit pas toujours. "C'est tout le temps des cas différents. On pense souvent que le diabète revient à calculer le bon taux de glucide et faire la bonne dose d'insuline. Alors que non ! Il y a l'humeur, le stress, le sport, tous ces facteurs vont changer le taux de glycémie", assure Harakoa Vallée. 

Courir et sensibiliser 

Harakoa Vallée n'en est pas à son premier coup d'essai. En décembre 2016, son association avait déjà rassemblé 200 personnes lors du Téléthon pour un défi sportif. Harakoa avait alors couru 80 kilomètres en 24 heures. L'année suivante, enfants et adultes avaient couru un marathon en relais, accomplissant même des records.

Le défi "Traversée de la France" vise cette fois un parcours plus long mais aussi plus excitant. Durant les étapes, tout le monde est invité à se joindre à eux. Et à chaque fin d'étape, un élu de la ville d'arrivée accueille les deux sportifs. Sur place, la sensibilisation continue. "Il s'agit aussi de lutter contre les injustices. Il y a encore des métiers ou des écoles qui sont interdits pour les diabétiques : ingénieur, magistrat, policier ou militaire", affirme le jeune garçon. 

Le défi prendra fin le dimanche 12 août 2018 en Espagne. En attendant, Harakoa Vallée passera notamment par Brive, Montauban, Carcassonne ou Perpignan. Tous les dons récoltés pendant le course seront reversés à des projets de recherche sur le diabète de type I et à l'association DID.
Interview - Un jeune coureur diabétique de passage à Limoges
Reportage : Margaux Blanloeil

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