Un Limoges CSP diminué s’est envolé vers Ankara

Privé de ses meneurs, le Limoges CSP jouera ce mercredi 9 décembre en Turquie dans le cadre de la Basket Champions League. Ces absences compliquent une saison déjà difficile à suivre…
Le Limoges CSP quitte Beaublanc pour un long voyage
Le Limoges CSP quitte Beaublanc pour un long voyage © André Abalo
Malgré un départ retardé par une suspicion de Covid et une tournée générale de tests PCR, le Limoges CSP s'apprête à jouer sur le parquet de Turk Telekom à Ankara.

Enjeu européen

15 jours se seront écoulés après la lourde défaite concédée sur le parquet d’une équipe de Monaco impressionnante. Le CSP, qui manquait alors déjà de rythme, va devoir se remobiliser après un long voyage vers Ankara. 

L’entraîneur Mehdy Mary reste concentré : "On veut jouer une compétition européenne, où on sait que les matchs à l’extérieur sont des matchs bonus. Si on arrive à le prendre, c’est très bien, et on s’y prépare."

L’enjeu, c’est de poursuivre l’aventure européenne, et dans cet objectif, une victoire face à Turk Telekom pourrait être décisive, comme l’explique l’intérieur Hugo Invernizzi : "Les équipes qui arriveront à sortir de la poule sont celles qui feront un ou deux coups à l’extérieur, donc on va le tenter."
 

Déplacement sans meneurs

Mais au-delà de son manque de rythme, le CSP apparaît très diminué, privé de ses deux meneurs. 
L’américain DeMarcus Nelson est en effet toujours dans son pays pour cause de problèmes familiaux, et le français Ludovic Beyhurst a été testé positif à la Covid 19.

Mehdy Mary gère la situation avec pragmatisme, car son équipe a été construite pour que chaque joueur soit capable de remplacer un équipier sur un poste qui n’est pas le sien : "Comme adaptation possible, on a Tim Crusol, et on a Phil Scrubb. Ce sont les deux joueurs qui peuvent remplacer sur ce poste là."
 

Grosses équipes

Reste à palier le manque de rythme, face à une équipe qui souffre moins de la crise sanitaire et qui a pu jouer ce week-end. 

Un défi supplémentaire qui n’a rien d’évident selon Hugo Invernizzi : "Quand on a l’habitude de jouer deux matchs par semaine, on sait que quand on perd un match, on peut tout de suite passer à autre chose. Là, on joue seulement les grosses équipes, et seulement à l’extérieur. Forcement, c’est plus dur d’enchaîner les victoires."

Un succès en Turquie serait précieux, mais dans ces conditions, difficile d’imaginer la physionomie de ce nouvel épisode d’une saison qui n’a vraiment rien d’habituel.
 
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