Limoges CSP : plaisir sur le parquet, bruits en coulisses

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Ce 14 mai, le Limoges CSP accueille Monaco, pour un match en retard du championnat. Déjà qualifié pour les play-offs, normalement assuré d’être européen la saison prochaine, le club peut encore viser mieux : la quatrième place en Championnat, synonyme d’avantage terrain en quarts de finale. Mais les rumeurs autour du chouchou de Beaublanc, le coach Massimo Cancellieri, se multiplient.

Limoges (re-)compte un nouveau produit de luxe !
À la porcelaine, au cuir, à la Limousine, on peut rajouter… le CSP !

C’est bien sûr plus un retour qu’une nouveauté, mais voilà bien longtemps en effet que le club aux onze championnats de France d’Élite et aux cinq titres européens ne nous avait plus habitué à un tel luxe donc, ou, au moins, à un tel confort.

Alors qu’il reste encore deux rencontres de saison régulière à disputer, le Cercle est d’ores et déjà assuré et d’une, de jouer les play-offs, et de deux, de jouer une compétition européenne l’an prochain !  

Les play-offs, soit terminer dans les huit premiers du championnat, ce fut acquis sans même jouer le week-end dernier, grâce à des résultats favorables dans des rencontres en retard.  

La compétition européenne, la Basketball Champions League, c’était la cerise de la victoire de mardi sur le parquet de Paris Basket, puisque normalement, les six premiers du championnat peuvent la jouer, sans même passer par une délicate rencontre de barrage, et qu’avec ce succès, Limoges ne peut plus finir moins bien que sixième justement.  

Et il y a mieux !  

En cas d’un « simple » et seul succès, soit dès ce samedi face à Monaco, soit le mardi 17 mai face à l’ASVEL, deux matchs qui se dérouleront à Beaublanc, le CSP serai même assuré de finir dans les quatre premiers, et donc de bénéficier de l’avantage du terrain (match aller et éventuelle belle), au moins pour les quarts de finale !  

Attention : C’est tout de même la Roca Team, c’est tout de même l’ASVEL, soit ni plus ni moins que, dans l’ordre actuel, le deuxième et le leader du championnat, deux équipes taillées pour l’Euroleague, les deux « plus gros morceaux » français.
Rien n’est donc fait.  

Mais pour une équipe sur laquelle, même à Limoges, personne n’aurait misé le moindre kopeck en début de saison.
Avec un coach quasi-inconnu, Massimo Cancellieri.
Un Américain de valeur mais à la précédente saison blanche, Demonte Harper.
Un autre simple pigiste médical au départ (et que l’Europe pourrait s’arracher à la sortie) CJ Massinburg.
Une préparation pas plus convaincante que cela. Un début de saison chaotique, où il aura fallu attendre jusqu’à la fin février avant de voir se dessiner une dynamique franchement positive.
Des changements au sein de l’organigramme exécutif, et/ou des annonces, sans même attendre juin…

C’est quand même une sacrée saison !!!  

Oui mais…
Car à Limoges, il y a souvent un mais !  

Dans ce beau tableau, cette quasi sérénité, comme le disent nos confrères du Populaire, ou comme on le dit ici, le CSP, c’est Dallas-sur-Vienne, c’est la Samaritaine, il se passe toujours quelque chose.  

Et ce sont justement des rumeurs autour du coach, tout juste nominé au prix de meilleur entraineur de l’année (en compagnie de Vincent Collet des Metropolitans et de Lassi Tuovi, de Strasbourg) et qui viennent un rien gâcher l’ambiance.

On avait cru comprendre en début de saison que Massimo Cancellieri, arrivé inconnu en France de D2 italienne, avait été embauché avec un contrat d’1+1 (une saison supplémentaire optionnelle), en cas de qualification pour les play-offs. On avait entendu qu’il était également l’un des plus petits salaires d’entraineurs en Élite, aux alentours de 70 à 80 000€ annuels, et qu’en cas de prolongation, une revalorisation de l’ordre de 20 à 25% était envisagée.  

On aurait donc pu penser que l’option allait être levée.
D’autant plus que Massimo est devenu l’idole des Ultras, avec, c’est plus que rare dans le chaudron, non seulement son drapeau national brandi mais également un autre à son effigie et une chanson à sa gloire !  

Mais depuis des semaines, Beaublanc et Limoges bruissaient au contraire d’une possible séparation.  

Dans le Populaire, en date du 12 mai, le transalpin, à l’issue du match de Paris, déclarait que « Limoges jouera l’Europe. Moi, on verra. On discute... ».  

Interrogé au micro de France Bleu Limousin, relaté par le même article, Yves Martinez, le président du CSP ajoutai : « Ça va se dénouer assez vite j’espère. On arrive à la fin de la saison. Chacun a ses positions et on est en train de discuter pour soit trouver un accord, soit pour que chacun prenne sa liberté. Tout est possible. »  

Sur les sites (souvent bien informés) de BeBasket et de Beaublanc.com, on en apprenait un peu plus. Le natif des Abruzzes demanderait une prolongation plus importante (2024 ?), et surtout une revalorisation plus conséquente (la somme de 150 000€ est évoquée, moins dit le représentant de l’entraineur).  

Et, pour compliquer le tout, le nouveau duo Alain Cloux/Kevin Anstett (futurs directeur administratif et futur directeur sportif) n'est pas encore, officiellement, aux manettes…  

Alors une fin de saison de gala, oui, des play-offs alléchants, évidemment, mieux, pourquoi pas !
Mais des articles autour du CSP, assurément !