Limoges : environ 400 retraités dans la rue

Le 11 avril 2019, les retraités ont manifesté pour la septième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron / © F3 Limousin / Emmanuel Denanot
Le 11 avril 2019, les retraités ont manifesté pour la septième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron / © F3 Limousin / Emmanuel Denanot

Déterminés à défendre leur pouvoir d'achat, les retraités ont manifesté une fois de plus partout en France jeudi 11 avril. A Limoges, ils étaient environ 400. 

Par RD avec AFP

A Limoges jeudi 11 avril, environ 400 retraités se sont rassemblés pour une nouvelle manifestation. Ils se sont donné rendez-vous devant un bureau de poste qui fermera bientôt, afin de dénoncer la casse des services publics.
 
Limoges : près de 400 retraités dans la rue
Interview de Gérard Iffrig, responsable des retraités CGT 87 - France 3 Limousin


Mais leur principale revendication était, une fois de plus, la revalorisation des pensions. C’est la septième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron que les retraités manifestent dans toute la France, à l’appel de leur intersyndicale.

Celle-ci, composée de neuf organisations et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC,FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA), demande aussi la suppression de la hausse de la CSG, une pension minimum à hauteur du Smic ou encore une "prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la Sécurité sociale".

Dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2019, l'exécutif avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites en janvier, bien en-deçà de l'inflation qui s'est établie à 1,8% en 2018. Et attisé la colère d'une population déjà échaudée par la hausse de la CSG et un quasi-gel des pensions depuis 2013.

Jeudi matin sur LCI, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a redit qu'une réindexation des petites retraites sur l'inflation était "sur la table" comme une des réponses possibles au grand débat. Mais "nous ne voulons pas que les pouvoirs publics jouent la division", avait prévenu Didier Hotte (FO) en début de semaine. En ne traitant "pas tout le monde de la même façon", le gouvernement "remet en cause le principe de nos systèmes de retraite solidaires par répartition, dans lequel le fait de cotiser donne droit à une pension et une revalorisation", selon l'intersyndicale.

En pleine crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron avait annoncé en décembre une baisse du taux de CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois tous revenus confondus. Pas assez pour "le groupe des 9", qui prévoit de se réunir le 18 avril pour décider des "prolongements utiles" à la mobilisation de jeudi.

 

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