Limoges éteint la lumière !

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La ville de Limoges va mener une expérimentation à partir du mercredi 26 juillet 2017,  en « éteignant » à partir d’une heure du matin les sept bretelles d’accès à l’A20 situées sur son territoire. Ce sera également le cas pour de nombreux bâtiments.

Par Jean-Martial Jonquard

Petit problème de mathématiques, en pleine période estivale :
sachant que les sept bretelles d’accès à l’A20 limougeaudes (les échangeurs N°29, 31, 32, 33, 34, 35 et 36) comportent 291 points lumineux, que la maintenance de ces éclairages coûte quelque 3000 € annuels, et leur consommation d’électricité 37 000€, faudra-t-il moins de personnes pour les éteindre à une heure chaque matin que pour remplacer une de ces ampoules ?

Non, ce n’est pas une plaisanterie sur l’efficacité des chefs de services venant contrôler celle du technicien préposé au changement, ni sur celle de l’ordinateur qui sera vraisemblablement chargé de la bascule matinale…
C’est au contraire très sérieux, et la ville de Limoges, en indiquant les coûts mentionnés, propose d’elle-même l’évidente explication à cette expérimentation : l’économie.
Chaque année, l’éclairage urbain limougeaud coûte près d’1 800 000€ en consommation et pas loin de 720 000€ en maintenance.
Et cela, sans parler de la « pollution lumineuse »…

Ainsi donc des travaux vont débuter sur les échangeurs pré-cités de l’A20, du 26 au 28 juillet, avant le début de l’expérimentation, prévue pour durer non seulement jusqu’à la fin de l’année (pour la « tester » en conditions hivernales), mais pour être également maintenue jusqu’à la dépose définitive des lampadaires, qui débutera elle au printemps prochain.
Pour rappel, l’extinction de l’éclairage est déjà effective depuis le 8 juin sur le parc de stationnement Bichet et sur l’esplanade du Mas Jambost.

En ville aussi, on va couper le courant !

Pour les mêmes raisons (économie d’énergie et lutte contre la « pollution lumineuse »), de nombreux bâtiments et monuments de Limoges ne seront plus éclairés toute la nuit.
La liste qui suit est assez conséquente !

- Chapelle « Notre Dame de Préservation » (rue de la Cathédrale / bd de la Corderie)
- Musée des Beaux-arts (façades, porche et entrée)
- Cathédrale Saint-Étienne
- Place Haute-Cité (façades immeubles)
- Fontaine et vierge situées rue du Rajat
- Maison « Tortosa » située rue Saint-Domnolet
- Calvaire situé rue Neuve-Saint-Étienne
- Église Saint-Pierre (façade et intérieur)
- Boule de granit située place Saint-Michel
- Église Saint-Michel (façades)
- Immeuble ancien situé place de la Motte (« Gorse/Philiparrie »)
- Trompe-l’œil situé place de la Motte
- Petit collège Gay-Lussac (façade située sur le Carrefour Tourny)
- Lycée Gay-Lussac (façades)
- Chapelle Gay-Lussac (façade située rue du Collège)
- Angle de l’immeuble « art déco » situé rue du Collège et rue Marcel Sembat
- Ancien immeuble style G. Eiffel situé rue Charles Michels (ancien « Eurodif »)
- Maison du peuple située rue Charles Michels
- Remparts du jardin de l’Évêché (quai Louis Goujaud)
- Le Pont-Neuf
- Le Pont Saint-Martial
- Le Pont Saint-Étienne
- La borne fontaine située boulevard Louis-Blanc
- La Chapelle Saint-Aurélien
- Entrées vitrées de l’Opéra-Théâtre
- L’Hôtel de Région (passage piétons sous les arches)
- Le Pavillon du Verdurier
- Le cèdre du Théâtre de l’Union
- Les colonnes de l’entrée de l’ancien Tribunal
- Le Mémorial Saint-Martial (situé rue Jean-Baptiste Blanc)
- Le Jardin Saint-Alexis
- Le Parc Victor-Thuillat (arbres et structures artistiques)
- Les arbres situés dans le Square des Émailleurs.

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