Limoges. Verdict aux assises : 12 ans de réclusion criminelle pour l’auteur du viol sur les bords de Vienne

Ce 23 juin 2021, les jurés ont suivi la peine requise par l’Avocate Générale. Un suivi socio-judiciaire avec obligation de soins a également été prononcé. L’accusé a également l’interdiction d’approcher la victime et de séjourner en Haute-Vienne à sa sortie de prison pendant 10 ans.

Verdict ce 23 juin 2021 contre l'accusé du viol sur les bords de vienne le 8 mai 2018
Verdict ce 23 juin 2021 contre l'accusé du viol sur les bords de vienne le 8 mai 2018 © Isabelle Rio France 3 Limousin

"Le viol est un meurtre psychique" a précisé l’avocate générale dans son réquisitoire ce 23 juin devant la cour d'assises de la Haute-Vienne. Elle a souligné la particulière sauvagerie de l’agression, le nombre de coups portés par l'accusé jusqu’à rendre méconnaissable le visage de la jeune femme. Elle a rappelé également les menaces de mort pour faire cesser sa résistance.

Les deux hommes et quatre femmes composant le jury ont peut-être tenu compte aussi du fait que l’homme avait d’abord nié son agression pendant la garde à vue avant de la reconnaître et de présenter ses excuses à la victime.

"J’ai du mal à gérer ma colère quand je suis alcoolisé", avait-il déclaré à la Cour.

La victime se dit soulagée. Il lui a coûté d’aller jusqu’au bout. Une jeune femme pour laquelle son avocat a demandé aux jurés de reconnaître son courage et sa détermination.

"Je pense qu’il y a encore des hommes aujourd’hui qui restent ancrés dans des stéréotypes, des clichés comme je suis une fille, je sors seule, donc nécessairement je recherche à rencontrer une personne, je suis une fille, j’ai un peu bu donc nécessairement je recherche à rencontrer un homme Stop tout simplement stop ! Une femme a le droit de sortir sans rechercher une relation avec un homme. Il faudrait que les comportements sociaux évoluent pour qu’on puisse comprendre ces jeunes femmes et ces victimes car si ces comportements n’évoluent pas, ça ne fait qu’accentuer la douleur de ces victimes" détaille Nicolas N’Guyen, avocat de la victime partie civile.

L’avocate de l’accusé a refusé de s’exprimer. Son client a dix jours pour faire appel.

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